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Le catalogue des nouvelles éditions sociales

Ce catalogue ne comprend aujourd'hui que les titres parus depuis 2006. Les éditions sociales ont connus un long sommeil de 1992 à 2006, du à 2 faillites. Les nouveaux animateurs ont recommencé l'activité au début des années 2000.
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Alain Badiou, Qu'est ce que j'entends par marxisme ?
Alain Badiou, Qu

Badiou Alain, Qu’est ce que j’entends par marxisme ?, « Les Propédeutiques », Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670291, 96 p., 110×175 mm, 8 €, disponible en librairie.

« Il m’a été demandé de m’expliquer devant vous sur ma relation au marxisme. Il s’agit donc, ce soir, d’une sorte de comparution devant un jury qu’on pourrait imaginer soupçonneux: Dites-nous un peu, Badiou, quel est en définitive votre rapport au marxisme? »
Devant un auditoire étudiant, le philosophe met en lumière ce que sont pour lui les sources, les développements et les avatars du marxisme. Il en sort une définition du marxisme comme « pensée de la transformation du discernement en action ». Sa définition lie étroitement le savoir, la discussion et sa nécessité à l’action politique.
Et en même temps, il pose la question de la modernité, montrant comment le capitalisme a gagné (pour l’instant) la bataille qui se joue là.
Enfin si le marxisme – comme le freudisme d’ailleurs – est tombé dans le camp de la tradition, de l’obsolète, du vieux il n’en demeure pas moins qu’il propose la seule modernité concurrentielle face au capitalisme. Il faut donc le réinventer, le ressusciter. Cela n’a rien d’une rêverie.
 
Bruno Trentin, Le travail et la liberté
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Trentin Bruno, Le travail et la liberté, avec une préface de Jack Ralite, Parallèles : le travail 2, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670260, 192 p., 125x190 mm, 10 €, disponible en librairie.
L’extension de la démocratie hors du lieu de travail a marqué les conquêtes du mouvement ouvrier bien plus que la réduction de l’inégalité des pouvoirs entre les détenteurs de l’autorité dans les entreprises et le travail subordonné.
Cette affirmation, à l’ouverture de ce livre de Bruno Trentin, secrétaire général dans les années 1990 de la CGIL, le grand syndicat italien, bouscule bien des débats et des combats sur le travail aujourd’hui.
La gauche, fascinée par la conquête de l’État, finit par se contenter d’un accompagnement « social » des dégâts du travail alors que la conquête immédiate des libertés dans le travail serait un moyen de faire reculer la subordination dans les entreprises et dans toute la société.
La contribution de Trentin pourrait-elle renouveler la vision du travail dans la culture politique et permettre des mobilisations pour sortir de l’impasse dans laquelle nos sociétés s’enfoncent ?
L’action, en tout cas, est possible, montre la préface de Jack Ralite, si la démocratie retrouve ses racines dans le travail de chacun et de tous.
Traduit de l’italien par Livia Scheller et Georges Ferrandiz
Florian Gulli et Jean Quétier, Découvrir Marx
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Gulli Florian et Quétier Jean, Découvrir Marx, textes choisis, présentés et commentés, "Les propédeutiques", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670284, 140 p., 110x175 mm, 9 €, disponible en librairie.
Est-il encore besoin de découvrir Marx ? Comme souvent, ce qui semble su comme une sorte d’évidence est en réalité mal connu. Ce qui s’applique particulièrement à Marx tant le rapport à son œuvre fut l’occasion de grandes passions, de belles actions et de méfaits terribles. Marx n’en finit pas d’interpeller ceux qui s’essaient à penser nos sociétés et leurs mouvements, les actions humaines et leurs effets.
Découvrir Marx, c’est laisser de côté les formules et les simplifications pour se confronter directement aux écrits de l’auteur. Cet ouvrage, accessible à tous, présente, explique et commente douze textes de Karl Marx, douze textes utiles à la compréhension du monde moderne dont il fut l’un des grands annonciateurs et des plus subtils critiques.
Florian Gulli et Jean Quétier sont professeurs de philosophie.
Florian Gulli, Jean Quétier, Découvrir Engels
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Gulli Florian, Quétier Jean, Découvrir Engels, "Les propédeutiques", Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670390, 144 p., 110x175 mm, 10 €, disponible en librairie.
L’objet de ce livre n’est pas d’opposer Friedrich Engels à Karl Marx mais de faire apparaître la singularité du premier, son autonomie en quelque sorte. Et de l’extraire un moment de ce «Marx-Engels» infligé aux deux amis par une postérité qui leur a certes fait pire.
Les douze textes ici rassemblés abordent, entre autres, la question du mariage, le rôle de la violence, le suffrage universel, la religion, la nature de la causalité historique, l’origine du chômage ou le dépérissement de l’État…
Ils révèlent ainsi un homme profondément de son temps et engagé non seulement dans les révolutions sociales et politiques mais aussi dans les débats philosophiques, curieux des bouleversements scientifiques et culturels de son époque, ouvert à un monde déjà mondialisé.
Chaque texte, à la manière de la collection, est présenté, mis dans son contexte et commenté, proposant au lecteur des pistes pour aller plus loin.
Friedrich Engels, Écrits de jeunesse, tome 1
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Engels Friedrich, Écrits de jeunesse, tome 1, 1839-1842, "Geme", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670109, 432 p., 148x236 mm, 30 €, disponible en librairie.
Friedrich Engels (1820-1895) a longtemps été tenu dans l’ombre de Karl Marx. Son rôle dans la maturation politique des idées du célèbre duo est aujourd’hui redécouvert.
Fils d’un industriel du textile, le jeune Engels dut abandonner ses études pour rejoindre un établissement commercial de sa famille.
Il commence alors à publier des articles qui dressent le tableau saisissant de la vallée de son enfance où le développement de l’industrie textile a créé un prolétariat pauvre, surexploité et abruti par le piétisme et l’alcool. Entre 1839 et 1842, il adopte la philosophie de Hegel tout en critiquant ses idées politiques conservatrices, puis participe à des groupes philosophiques et politiques et collabore à des revues où il s’affirme de plus en plus comme démocrate révolutionnaire. Pendant son service militaire, il suit les cours de l’université de Berlin en auditeur libre et publie plusieurs études critiques sur Schelling, dont l’ambition est désormais d’éradiquer l’hégélianisme. Après avoir été en contact étroit avec les frères Bauer, il en vient à publier des articles dans la Gazette rhénane dont Marx est le rédacteur en chef.
Ce premier volume des écrits de jeunesse rassemble les textes souvent inédits de cette période et concourt à une réinterprétation de la production intellectuelle et politique singulière d’Engels.
La vaste introduction «De la Jeune Allemagne au Jeune hégélianisme» et l’ensemble des annexes, avec des textes de Schelling, de Moses Hess, des frères Bauer, d’Arnold Ruge, de Marx, de Feuerbach…, mettent en situation et permettent de comprendre l’évolution d’un jeune intellectuel allemand vers le communisme, poursuivie lors de son séjour en Angleterre à partir de 1842, qui fera l’objet d’un second volume.
Guillaume Fondu, Devant la révolution
Guillaume Fondu, Devant la révolution Image

Fondu Guillaume, Devant la révolution, Débats et combats politiques en 1917, Textes choisis, présentés et annotés, « Les parallèles », Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670437, 240 p., 125×190 mm, 15 €, disponible en librairie.

Les diverses forces politiques qui ont constitué la démocratie russe entre février et octobre 1917 réagissent à chaud devant la révolution d’Octobre. Voici un choix de ces premières perceptions, de ces premiers débats qui animent en Russie même, dans l’Europe en guerre et au-delà, les partis socialistes, les syndicalistes, les anarchistes : Plekhanov, Kamenev, Tsereteli, Martov, Spiridonova, Archinov, Luxemburg ou Gramsci… Ce livre veut interroger le sens qu’a revêtu la prise du pouvoir bolchevique pour ces acteurs politiques de l’époque.
L’introduction de Guillaume Fondu met en lumière les sources et l’histoire de ces débats et permet de mieux comprendre les positions, les décisions et les combats qui agitent les cercles militants et dirigeants après la prise du pouvoir par le Soviet de Pétrograd. L’appareil critique (nombreuses notes historiques, biographies, chronologie, glossaire des institutions) concourt à une lecture éclairée de ces textes.
Les questions brassées alors – sur le rôle des ouvriers dans le mouvement de l’automne 1917, sur les conceptions démocratiques des forces en présence, sur le modèle de société pour sortir de l’autocratie, sur le rôle de la violence dans l’installation du pouvoir soviétique, etc. – ont encore un écho dans l’historiographie mais aussi dans le débat politique d’aujourd’hui.
Guillaume Fondu, ancien élève de l’ENS de la rue d’Ulm, est doctorant en philosophie.
Ivar Oddone, Alessandra Re, Gianni Briante, Redécouvrir l'expérience du travail
Ivar Oddone, Alessandra Re, Gianni Briante, Redécouvrir l
Oddone Ivar, Re Allessandra, Briante Gianni, Redécouvrir l'expérience du travail, précédé de "De Mayo à Oddone, l'instruction au sosie", par Yves Clot, Nouvelle édition, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670215, 312 p., 125x190 mm, 16 €, .
Le livre d’Oddone permet de poser cette question redevenue moderne: comment affronter la crise du travail qui abime la société tout entière? L’écho de ce livre dans celui de Bruno Trentin qui appellait à dépasser le fordisme et la subordination du travail en dit long sur son audace.
Le travail, où se trouve la racine de toutes les dominations, est toujours le refoulé de la vie politique qui se porte comme on sait. Bien au-delà des ouvriers aujourd’hui, la santé au travail est empoisonnée par l’énergie gâchée dans un travail ni fait ni à faire et pose tout simplement le problème de sa gouvernance.
Le livre d’Oddone permet de comprendre toutes les ressources disponibles pour sortir de cette impasse, de voir l’efficacité là où elle est: dans le travail réel. Et dans le même mouvement il refond la psychologie du travail.
Depuis la première publication du livre en France en 1981, à côté d’autres initiatives, Yves Clot et ses collègues, au sein de la chaire de psychologie du travail du CNAM, utilisent l’instruction au sosie pour la formation des psychologues et l’intervention dans les organisations. Cette reprise de la démarche d’Oddone, son hybridation avec la psychologie de l’activité promue par Vygotski méritaient un inventaire. C’est chose faite avec cette nouvelle édition et la préface d’Yves Clot tout entière habitée par le souci de l’action.
Traduit de l’italien par Ivano et Marie-Laure Barsotti
Jacques Bidet, Marx et la loi travail
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Bidet Jacques, Marx et la loi travail, Le sujet interpellé et le corps biopolitique, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670314, 88 p., 125x190 mm, 8 €, disponible en librairie.
Au moment où fleurissent les lois-travail et autres jobs acts qui réduisent le droit aux convenances du profit, quand il s’agit de la vie
des gens et pour beaucoup de leur survie au quotidien, il peut être éclairant de reprendre à partir de là l’héritage marxiste.
En vue d’aller plus loin.
Ce livre revient sur l’œuvre centrale de Marx,
Le Capital, en s’appuyant en particulier sur le chapitre «La journée de travail». L’analyse marxienne noue intimement toutes les composantes – économique, sociologique, psychopathologique, juridique et politique – de l’exploitation. Elle culmine sur
«la lutte pour la journée normale de travail», pour son inscription dans la législation: premier grand soulèvement, syndical et politique, de la classe ouvrière contre le pouvoir capitaliste. Ainsi est né le droit du travail. Le paradoxe est que c’est à partir de lui que prend sens la théorie dite (à tort) de la «valeur-travail», et tout ce qui en découle.
Jacques Bidet, professeur émérite à l’université de Paris-Ouest-Nanterre, fondateur d’Actuel Marx, est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés à une théorie critique du monde moderne inspirée de Marx – qui ont fait l’objet de traductions en une dizaine de langues.
C’est dans ce cadre qu’il propose ici, sous la houlette de deux témoins critiques: Althusser et Foucault, une véritable introduction méthodique à la lecture du Capital, à l’idée de corps biopolitique.
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la révolution française, 4 vols
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la révolution française, 4 vols Image

Le volume 1 est épuisé en librairie. Vous pouvez acheter les 4 volumes ensemble sur la boutique des éditions sociales

Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 1
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 1 Image
Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 1, La Constituante, réimpression de l'édition d'Albert Soboul, avec des préfaces nouvelles de Jean-Numa Ducange et Michel Biard, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670130, 1166 p., 150x236 mm, 30 €, Sortie en librairie prochaine.
Introduction à l'édition 2014, par Jean-Numa Ducange
Préface, par Michel Biard
Le socialisme et la Révolution française, par Ernest Labrousse
Le Livre et l'homme, par Madeleine Rébérioux
Note de l'éditeur, par Albert Soboul
La Constituante (1789-1791)
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 2
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 2 Image
Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 2, La législative, la République, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670147, 1394 p., 150x236 mm, 30 €, Sortie en librairie prochaine.
La législative (1791-1792)
La République (1792)
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 3
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Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 3, La Révolution et l'Europe. La mort du roi et la chute de la Gironde, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670154, 1426 p., 150x236 mm, 30 €, retardé.
La Révolution et l'Europe
La mort du roi et la chute de la Gironde (1793)
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 4
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 4 Image
Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 4, Le Gouvernement révolutionnaire, index et annexes, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670161, 882 p., 150x236 mm, 30 €, retardé.
Le Gouvernement révolutionnaire (1793-1794)
Notes complémentaires
Bibliographie
Compléments bibliographiques de l'édition 2014
Annexes de l'édition 2014
Index
Karl Marx et Friedrich Engels, L'idéologie allemande
Karl Marx et Friedrich Engels, L
Engels Friedrich et Marx Karl, L'idéologie allemande, Réimpression photo-numérique de la traduction de 1972 dirigée par Gilbert Badia, avec une nouvelle postface d'Isabelle Garo, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2012, Isbn : 9782353670086, 654 p., 148x235 mm, 30 €, épuisé, réimpression prochaine.
La réédition de l’Idéologie allemande poursuit le travail de réactivation du fond des Éditions sociales, en particulier des œuvres de Karl Marx et Friedrich Engels.
 L’Idéologie allemande, dans sa version complète, est un texte d’une grande importance pour la compréhension de ce que furent les idées de Marx et Engels au moment où ils rompent avec le courant des jeunes hégéliens de gauche. Les nombreuses éditions de la première partie ne rendent pas compte de la complexité et de la profondeur de la critique des thèses idéalistes qu’opèrent Marx et Engels. Elles sous-estiment et limitent l’effet de nouveauté du renversement des thèses hégéliennes et de celles de Stirner, de Bauer, de Feuerbach, etc. L’Idéologie allemande constitue l'exposé le plus long, le plus détaillé et le plus compréhensible de leur conception, qu’ils jugent radicalement matérialiste, de l’histoire. Elle forme pour Marx et Engels une sorte de soubassement à tous leurs travaux historiques et économiques des 25 années qui suivent, dont bien sûr Le Capital.
 Ce texte est fondateur de ce point de vue, pourtant il ne sera jamais publié du vivant des deux auteurs. Il sert cependant de point de départ à de nombreux articles entre 1844 et 1847. Sa première publication a lieu à Moscou en 1932.
L’édition de 1976 des Éditions sociales ici reproduite est présentée et annotée par Gilbert Badia, sa traduction, la seule intégrale, a été réalisée par Henri Auger, Gilbert Badia, Jean Baudrillard, Renée Cartelle. Les annexes comportent quatre textes complémentaires de Marx et Engels sur Feuerbach, et sur « Société bourgeoise et révolution communiste », ainsi que des index des ouvrages cités, des noms cités et des matières.
Nous ajoutons à cette réimpression une postface d’Isabelle Garo qui en une vingtaine de pages présente l’actualité des travaux sur l’Idéologie allemande et son utilisation dans la pensée contemporaine…
 
Karl Marx, Contribution à la critique de l'économie politique, Introduction de 1857
Karl Marx, Contribution à la critique de l
Marx Karl, Contribution à la critique de l'économie politique, Introduction de 1857, Une traduction nouvelle de Guillaume Fondu et Jean Quétier, présentée par Guillaume Fondu, "Geme", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670185, 288 p., 125x200 mm, 12 €, épuisé, réimpression programmée.
Avec la Contribution à la critique de l’économie politique publiée en 1859 Marx livra au public la première réalisation du projet théorique qu’il tâchera de mener à bien jusqu’à la fin de sa vie, la critique des catégories de l’économie politique. On trouve en effet dans ce texte un démontage patient de l’échange marchand et de ses présupposés, notamment monétaires, qui en fait une première version de la section I du Capital. La Contribution est ici accompagnée d’une introduction rédigée par Marx en 1857 pour expliciter son projet. Ces deux textes figurent au programme de l’agrégation de philosophie 2015.
Comme il est de tradition dans la Geme, la publication en annexe de plusieurs textes d’auteurs cités ou critiqués par Marx fournit au lecteur des éléments pour entendre la précision et la radicalité du geste théorique de Marx: lutter contre une économie politique envisagée ici au travers du prisme hégélien. On apprécie ainsi comment les catégories mises en question façonnent aujourd’hui encore notre univers et notre horizon intellectuel.
Guillaume Fondu, et Jean Quétier, agrégés de philosophie et anciens élèves de l’École normale supérieure, poursuivent des recherches sur le marxisme.
Karl Marx, Critique du programme de Gotha
Karl Marx, Critique du programme de Gotha Image

Marx Karl, Critique du programme de Gotha, Traduction de l’allemand par Sonia Dayan-Herzbrun, appareil critique, bibliographie, index établis par Jean-Numa Ducange, « Les Poches Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2008, Isbn : 9782353670017, 144 p., 110×175 mm, 5 €, disponible en librairie.

À la veille du congrès dunification de 1875, Karl Marx commente le programme des sociaux-démocrates allemands.
Cette nouvelle traduction et lappareil critique qui lentoure replace le commentaire de Marx dans les circonstances de son écriture, et  particulièrement dans le débat quil entretient avec les idées de Ferdinand Lassalle.
La GEME, grande édition Marx et Engels, est une nouvelle traduction en français et, dès 2010, une collection électronique de lensemble des oeuvres, des articles, des manuscrits et de la correspondance de Karl Marx et de Friedrich Engels.
Karl Marx, Friedrich Engels, Joseph Weydemeyer, L'Idéologie allemande, 1er et 2e chapitres
Karl Marx, Friedrich Engels, Joseph Weydemeyer, L

Marx Karl, Engels Friedrich, Weydemeyer Joseph, L’Idéologie allemande, 1er et 2e chapitres, Édition bilingue, nouvelle édition fondée sur les manuscrits publiés par la Mega, « Les Poches Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670178, 504 p., 110×175 mm, 8 €, disponible en librairie.

Texte central dans le parcours intel­lectuel de Marx et d’Engels, L’Idéologie allemande marque leur rupture avec le milieu de la philosophie allemande post-hégélienne. Elle constitue la première tentative d’énonciation de ce qu’on a appelé la conception matérialiste de l’histoire. Moment charnière dans leur élaboration théorique, L’Idéologie allemande est aussi pour les deux auteurs un laboratoire où naissent les concepts qui s’affermiront dans les différentes formulations de leur grand projet de critique de l’économie politique.
Les recherches menées autour de la MEGA ont mis au jour une version plus rigoureuse des manuscrits qui composent le début de ce texte jamais publié par les auteurs, mettant notamment en évidence la participation d’un troisième auteur: Joseph Weydemeyer. Cette première traduction française éditée en bilingue, minutieusement annotée et présentée, donne donc accès à une version nouvelle du texte, plus fiable et exempte de reconstruction a posteriori. Ce texte figure au programme de l’agrégation de philosophie 2015.
Jean Quétier et Guillaume Fondu sont agrégés de philosophie et anciens élèves de l’ENS Ulm. Ils poursuivent des recherches sur le marxisme.
Karl Marx, Le Capital, Livre 1
Karl Marx, Le Capital, Livre 1 Image

Marx Karl, Le Capital, Livre 1, traduction révisée en 2016 par Jean-Pierre Lefebvre, Traduction de la quatrième édition allemande par Jean-Pierre Lefebvre entièrement révisée, avec une nouvelle préface, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670123, 880 p., 148×236 mm, 25 €, disponible en librairie.

Le Capital est l’œuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l’esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
La première publication en français de la quatrième édition allemande (1890) du livre 1 du Capital a été assurée aux Éditions sociales par Jean-Pierre Lefebvre. Elle a paru en 1983.
Pour cette nouvelle édition de 2016, Jean-Pierre Lefebvre donne une traduction entièrement révisée. Elle est précédée d’un avant-propos qui présente les nouveaux choix de traduction et propose le sens de cette révision: «Ainsi le traducteur peut-il se dire heureux quand il peut revenir sur ce qu’il a écrit, offrir au livre une attention nouvelle, grosse de ce que la communauté des lecteurs lui a suggéré, ou de ce qu’il a lui-même su devoir faire vivre autrement: sa joie s’origine dans la conviction que la puissance d’agir du livre requiert cette mission, que son essence ne peut se déployer autrement.»
Date de la traduction:2015-10-01
Karl Marx, Le Chapitre VI
Karl Marx, Le Chapitre VI Image

Marx Karl, Le Chapitre VI, Manuscrits de 1863-1867. Le Capital, livre 1, « Les Poches Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2010, Isbn : 9782353670055, 288 p., 110×175 mm, 12 €, disponible en librairie.

Le Chapitre VI du livre I du Capital est la seule partie conservée de l’ultime manuscrit préparatoire à la rédaction de l’oeuvre maîtresse de Karl Marx. Bien que ce texte n’ait pas été retenu dans la version parue en 1867 et qu’il soit encore sous divers rapports un brouillon, la richesse de la vue critique d’ensemble qu’il donne du mode de production capitaliste justifie les publications et traductions en nombreuses langues qui en ont été faites depuis sa première publication en 1933.
Karl Marx, Le Travail et l'émancipation, textes choisis
Karl Marx, Le Travail et l
Marx Karl, Le Travail et l'émancipation, textes choisis, Présentés par Antoine Artous, Parallèles : le travail 3, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670253, 200 p., 125x190 mm, 12 €, disponible en librairie.
 Émancipation par le travail, émancipation hors du travail. Les tenants de l’une ou l’autre se réclament de Marx, tant hier qu’aujourd’hui.
Marx a en effet multiplié les axes de recherche et les textes, analysant les bouleversements du travail portés par le développement du capital, – qu’il a connu et qu’il anticipa –, depuis le travail de type artisanal jusqu’au « machinisme » qui transforme les producteurs en appendices de la machine.
Ainsi, en suivant les progrès du capitalisme et du mouvement ouvrier, il empruntait souvent de nouvelles voies critiques, remaniant sans cesse sa pensée, des premiers textes des Manuscrits de 1844 jusqu’à la Critique du programme de Gotha (1875), en passant par les pages inspirées des Grundrisse et du Capital.
Le choix présenté et commenté par Antoine Artous propose une compréhension historique et dialectique de ces évolutions et de ces ruptures dans la pensée de Marx, en même temps qu’il forme une introduction à la lecture du monde actuel et aux interrogations multiples autour du travail et de son rôle dans les renouvellements du devenir humain.  
Karl Marx, Manuscrits de 1857-1858, dits "Grundrisse"
Karl Marx, Manuscrits de 1857-1858, dits "Grundrisse" Image
Marx Karl, Manuscrits de 1857-1858, dits "Grundrisse", Réimpression photonumérqiue de l'édition Jean-Pierre Lefebvre aux Éditions sociales, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2011, Isbn : 9782353670062, 930 p., 148x236 mm, 40 €, épuisé, réimpression prochaine.
Les manuscrits de 1857-1858, appelés couramment Grundrisse, sont un moment essentiel dans le long travail de préparation du Capital de Karl Marx.
Dès les années soixante du siècle dernier, le débat s’anima entre les tenants de Grundrisse encore englués dans les catégories hégéliennes et ceux pour qui ces manuscrits marquaient la première analyse du mouvement du mode de production capitaliste dans les termes de la propre dialectique de Marx.
Ces textes n’ont cessé d’inciter recherches et disputes, jusqu’à constituer pour certains le sommet du marxisme, le moment de l’union de la théorie et de la pratique…
L’introduction de Jean-Pierre Lefebvre, dont la traduction ici reproduite fut publiée en 1980 par les Éditions sociales, nous prévient du « caractère inclassable, du statut mixte, pluriel, ou, comme dirait Marx, multilatéral » des manuscrits écrits en 1857 et 1858. Le foisonnement de la pensée explique, sans nul doute, l’intérêt que continue de recevoir cette ouvrage.
Lucien Sève, Octobre 1917
Lucien Sève, Octobre 1917 Image

Sève Lucien, Octobre 1917, Une lecture très critique de l’historiographie dominante, « Les parallèles », Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670383, 176 p., 125×190 mm, 14 €, disponible en librairie.

Cent ans après les révolutions russes, vingt-cinq ans après l’effondrement de l’URSS, l’objectivité scientifique règne-t-elle enfin sur l’histoire d’octobre 1917 et des combats dont est né le premier pays dit socialiste?
Philosophe et politique averti, grand connaisseur de l’œuvre de Lénine – il a révisé la traduction des textes donnés en annexe –, Lucien Sève lit avec rigueur ce qui est dit de cette révolution et du rôle de Lénine dans les manuels réputés de Nicolas Werth ou d’Andrea Graziosi, de Lénine en général dans les écrits faisant autorité de Dominique Colas ou d’Hélène Carrère d’Encausse – et on va de découverte en stupéfaction. Le résultat est sévère: sous la compétence – inégale – de ces auteurs de référence, on découvre la flagrante partialité au nom d’une prétendue «dé-idéologisation», la méconnaissance choquante de la pensée léninienne, la liberté maintes fois prise avec les faits, la lourde altération de leur sens par omission, pis encore parfois. Du même coup vous apprenez sur octobre 1917 et sur Lénine plus d’une chose importante qui ne vous est jamais dite dans la vulgate d’aujourd’hui, pas plus qu’elle ne l’était hier dans celle du marxisme stalinisé.
Mettant à mal l’image repoussante qui en est donnée, Lucien Sève ne tend cependant pas à faire de la politique léninienne une stratégie révolutionnaire pour aujourd’hui: le léninisme est «totalement périmé», dit-il sans détour, et il montre en quoi. Mais il fait découvrir combien l’œuvre écrite de Lénine, aujourd’hui méconnue, reste une des plus vivantes initiations à la pensée politique, qui mérite lecture ou relecture critique attentive.
Un petit livre d’actualité politique montrant que polémique et rigueur peuvent aller de pair.
Lucien Sève, Pour une science de la biographie
Lucien Sève, Pour une science de la biographie Image
Sève Lucien, Pour une science de la biographie, suivi de Formes historiques d'individualité, Deux textes sur la biographie et les formes historiques d'individualité, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670208, 96 p., 125x190 mm, 8 €, Sortie en librairie prochaine.
La psychologie est-elle cette pré­sentation raisonnée des mouvements des souris dans leurs labyrinthes ou des liens entre les fonctions mémorielles et les zones du cerveau, ou bien peut-elle nous permettre de comprendre le mouvement et la logique des biographies individuelles?
Les deux textes de Lucien Sève publiés ici, inédits, forment une présentation largement accessible de cette possible science de la biographie dont il fait partager l’intérêt au lecteur.
Le premier, version française de la préface à la 4e édition allemande de Marxisme et théorie de la personnalité, suit la chronologie des idées qui, en construisant cette théorie de la personnalité, ont construit la personnalité de son auteur. Il y détaille les débats qui l’ont opposé aux pavloviens, aux expérimentalistes, aux partisans des «dons», à Louis Althusser. On y croise Stendhal, Politzer, Vygotski, Freud, Oddone, Schwartz, Clot, Jay Gould… pour chaque fois, expliquer une notion, faire naître un concept, éclaircir une question fondamentale.
Le second présente l’apport spécifique de Marx à cette réflexion. Car Marx, penseur des formations sociales, est aussi dans le même mouvement penseur des formations individuelles, des formes historiques d’individualité, base de cette science psychologique effective à quoi s’attache une grande part de l’œuvre de Lucien Sève.
Marco Di Maggio, Les Intellectuels et la stratégie communiste
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Di Maggio Marco, Les Intellectuels et la stratégie communiste, Une crise d'hégémonie (1958-1981), "Histoire", Les éditions sociales, Paris, 2013, Isbn : 9782353670093, 348 p., 148x236 mm, 25 €, disponible en librairie.
Après la mise à mal du despotisme stalinien par Nikita Khrouchtchev en 1956, les partis communistes durent faire face au vide intellectuel et théorique laissé par l’effacement du dogme. C’est à cette situation que fut confronté, comme d’autres, le Parti communiste français. Vingt-cinq ans plus tard, en 1981, l’effondrement de son influence électorale, politique et culturelle sonne le glas d’une longue tentative d’aggiornamento, de mise à jour, qui ne fut qu’un long ajournement du déclin.
C’est sur ce sujet que Marco Di Maggio a soutenu sa thèse de doctorat d’histoire préparée conjointement à l’université de Dijon et à la Sapienza de Rome. Le livre qu’il en tire pour le public tente de comprendre cet échec à travers un mouvement double qui s’attache au rôle joué dans l’élaboration de la politique du PCF par les intellectuels, par la fonction de production théorique dans le cadre du débat politique et stratégique au sein du groupe dirigeant. Cette vision originale, inspirée de Gramsci, l’amène à étudier les principales oppositions à la démarche de la direction, qui seules parviennent à susciter le débat sans influer cependant sur la stratégie.
Marco Di Maggio a bénéficié de l’ouverture des archives de la direction du PCF, en particulier des enregistrements sonores des séances de son comité central et des fonds de plusieurs personnalités du parti. Le lecteur entend donc ici les échos de quelques rudes controverses, il assiste aux chausse-trappes et empêchements dressés par les uns et les autres, il accède à la lettre des discussions des organismes dirigeants, des échanges de courriers, en même temps qu’il est éclairé sur les contenus des débats, les arguments échangés.
Ce travail, par sa démarche même, appelle en retour débats et recherches dont Serge Wolikow, dans sa postface, éclaire les larges enjeux pour le travail historien aujourd’hui.
Traduit de l’italien par Élise Melot et l’auteur
Postface de Serge Wolikow
Michael Heinrich, Alix Bouffard, Alexandre Féron et Guillaume Fondu, Ce qu'est Le Capital de Marx
Michael Heinrich, Alix Bouffard, Alexandre Féron et Guillaume Fondu, Ce qu
Heinrich Michael, Bouffard Alix, Féron Alexandre et Fondu Guillaume, Ce qu'est Le Capital de Marx, Le Capital après la Mega Les éditions française du Capital, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670345, 152 p., 125x190 mm, 11 €, disponible en librairie.
Le Capital, c’est à la fois un livre publié par Marx en 1867, il y a 150 ans, puis trois éditions en allemand, une en français, deux livres publiés par Engels, des milliers de pages de manuscrits, de projets et d’essais. Comment se repérer dans ce massif immense ? L’ensemble est maintenant accessible dans l’édition réalisée par la MEGA, publication intégrale des œuvres de Marx et d’Engels dans leur langue d’écriture.
Michael Heinrich présente à destination du public francophone les acquis essentiels de cette MEGA qui, en fixant les textes, permet leur interprétation et leur commentaire. Ces acquis, intégrés aux lectures contemporaines de Marx au niveau international, demeurent quasiment inconnus du public français. En permettant, si ce n’est de trancher, du moins d’éclairer la plupart des débats touchant à l’interprétation du projet marxien, Heinrich offre ici un instrument de travail sans précédent à tous les lecteurs de Marx.
Pour compléter ce texte dans le domaine français, Alix Bouffard, Alexandre Feron et Guillaume Fondu, qui préparent actuellement pour la Geme une anthologie des trois livres du Capital à paraître en 2018 – année du bicentenaire de la naissance de Marx –, reviennent sur l’histoire des différentes éditions et traductions de l’ouvrage de Marx en France. Ainsi on pourra enfin se repérer dans les enjeux éditoriaux des différentes versions françaises d’un texte à la fois complexe et plastique: ce qu’ont exploité, pour le meilleur et pour le pire, les traducteurs français, comme on le voit ici avec quelques exemples significatifs.
Le texte de Michael Heinrich est traduit de l’allemand par Jean Quétier.
Norbert Elias, J'ai suivi mon propre chemin
Norbert Elias, J
Elias Norbert, J'ai suivi mon propre chemin, traduction d'Antony Burlaud, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670222, 126 p., 125x190 mm, 10 €, disponible en librairie.
Le sociologue Norbert Elias (1897-1990) revient, ici, sur sa vie et sur la lente élaboration de son œuvre.
Pour ce théoricien de l’interdépendance, comprendre une trajectoire singulière exige d’éclairer l’époque, le tissu social, le réseau de contraintes, de «chaînes invisibles» et d’événements dans lequel elle est prise.
Dans le premier texte, Elias retrace avec simplicité son itinéraire. Il évoque sa formation, la montée du nazisme, l’expérience douloureuse de l’exil, le mûrissement progressif de sa pensée, sa découverte de l’Afrique, et la reconnaissance tardive dont il a fait l’objet, tout en ponctuant son récit de mises au point théoriques éclairant son travail.
Dans le second, il prend prétexte d’un hommage à son collègue Adorno pour préciser le sens de sa démarche intellectuelle et exposer sa propre conception du travail sociologique. Aux considérations sur l’humanisme, le marxisme, le rapport du chercheur aux «autorités» s’ajoute une réflexion inquiète sur le retour périodique de la violence dans l’histoire allemande.
Rassemblés, ces deux textes dessinent l’autoportrait d’un des plus grands sociologues du xxe siècle, dont l’œuvre est lue et commentée dans le monde entier.
Pauline Clochec, Comprendre L'Essence du christianisme de Feuerbach
Pauline Clochec, Comprendre L
Clochec Pauline, Comprendre L'Essence du christianisme de Feuerbach, "Les propédeutiques", Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670505, 200 p., 125x190 mm, 15 €, disponible en librairie.
Longtemps dans l’ombre de sa critique par Marx et Engels, L’Essence du christianisme de Feuerbach doit être lue pour elle-même et en fonction de son contexte. Prenant position dans les polémiques qui agitent l’École hégélienne, cette œuvre inaugure en 1841 sa scission jeune-hégélienne. Feuerbach cherche en effet ici à démontrer philosophiquement l’athéisme et à soutenir ses conséquences politiques.
 Dans l’espace germanique de la Restauration, l’ouvrage fait scandale et rencontre un succès que les interdictions de la censure prussienne ne parviennent pas à remettre en cause.
À l’heure où l’intérêt pour Feuerbach renaît dans l’université française, ce petit livre offre une introduction à la lecture de L’Essence du christianisme, en éclairant ses critiques de la religion et de la théologie, leur fondement anthropologique et leurs conséquences pratiques.
En appendice, un choix d’extraits de l’ouvrage vient appuyer cette lecture.
Roger Martelli, L'archipel communiste
Roger Martelli, L
Martelli Roger, L'archipel communiste, Une histoire électorale du PCF, 276 pages, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2009, Isbn : 9782353670024, 276 p., 148x236 mm, 20 €, disponible en librairie.
Le PCF est, avec le PC italien, un des rares à avoir réussi son implantation électorale dans un grand pays occidental. À la Libération, il frôle des 30% des suffrages exprimés et, jusqu’au début des années quatre-vingt, il regroupera sur son nom entre un cinquième et un quart des votants, quel que soit le type d’élection. Au milieu des années quatre-vingt, il passe au-dessous de la barre des 10%, pour échouer sous celle des 2% à l’élection présidentielle de 2007.
Les communistes ont eu longtemps une forte influence nationale, dominante à gauche de 1945 à 1978. Ils ont aussi su s’implanter sur le terrain local, mais de façon plus lacunaire, à tel point que l’on a pu dire que leur influence relevait plus de l’image de l’archipel que de celle du continent.
Qu’est-ce qui permit au PCF son implantation en terre française ? Quelles furent les forces et les limites de son imprégnation ? Pourquoi a-t-il connu un inexorable déclin depuis trois décennies ? La place qu’il a « libérée » peut-elle être occupée ?
Pour répondre à ces questions, le livre de Roger Martelli, historien spécialiste du communisme, observateur critique du champ électoral depuis trois décennies, multiplie les angles d’approche, national, régional ou local. Il s’inscrit dans un récit chronologique, ponctuées par des aperçus plus analytiques.
Il s’appuie sur un vision synthétique sur le long terme, de 1920 à 2008, ainsi que sur un traitement original des données statistiques et géographiques qu’il réussit à présenter, et à illustrer par cartes, graphiques et tableaux, de façon lisible pour les citoyens, acteurs et observateurs de la démocratie élective, qui trouveront donc ici matière à réflexion.
Roger Martelli, L'empreinte communiste
Roger Martelli, L
Martelli Roger, L'empreinte communiste, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2010, Isbn : 9782353670048, 288 p., 124x204 mm, 12 €, disponible en librairie.
Le communisme français, depuis 1920, a accueilli quelque quatre millions « d’encartés ». Pendant trente ans, il a regroupé entre 20% et 28% des suffrages législatifs. Près d’un Français sur cinq a été administré par une équipe municipale communiste.
Une telle ampleur finit par façonner les cultures politiques. Aujourd’hui, l’espace du PCF s’est réduit ; cela n’implique pas la disparition des pratiques, des valeurs et des symboles qui ont été à la base de son implantation.
Nul ne sait ce qu’il adviendra du « Parti communiste français », s’il renaîtra en l’état ou s’il réapparaîtra sous une toute autre forme. Dans les deux cas, l’empreinte communiste ne se décline pas au passé.
Cette empreinte est un héritage, lui-même enchâssé dans la vaste tradition populaire et révolutionnaire issue de 1789. D’une manière ou d’une autre, la trace d’hier s’insèrera dans les constructions à venir. Tout dépendra, comme autrefois, des choix que feront les acteurs  de l’histoire, qu’ils se réclament ou non du communisme.
Qu’est-ce donc qui a fait et défait l’influence du Parti communiste sur la société française ? L’insertion ou le déclin étaient-ils fatals ? Quels effets de l’un et de l’autre sur la vie politique et, au-delà, sur l’espace matériel et mental des catégories populaires ? C’est ce que Roger Martelli a voulu scruter dans cette vaste synthèse historique.
Roger Martelli, Une dispute communiste : Le Comité central d'Argenteuil sur la culture
Roger Martelli, Une dispute communiste : Le Comité central d
Martelli Roger, Une dispute communiste : Le Comité central d'Argenteuil sur la culture, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670277, 464 p., 148x236 mm, 22 €, disponible en librairie.
La session du Comité central de mars 1966 occupe une place à part dans l’histoire du communisme français. Elle incarne la tentative d’aggiornamento du nouveau secrétaire général, Waldeck Rochet. Symbole d’ouverture, enterrant définitivement le stalinisme culturel, la réunion devient pour quelques années une référence et un mythe.
S’y imbriquent plusieurs logiques, celles du débat doctrinal entre Roger Garaudy, Lucien Sève, Louis Althusser, entre autres, des répercussions du XXe Congrès du PC soviétique en 1956, de l’émergence de courants nouveaux dans les arts, la littérature et les sciences sociales, des tentatives d’adaptation des communistes confrontés à l’évolution de la société, des efforts pour constituer un front antigaulliste, des rapports entre le Parti et les intellectuels.
Pour la première fois, un Comité central est publié avec l’intégralité de ses interventions qui mettent en valeur la richesse des débats de l’époque.
Roger Martelli, spécialiste de l’histoire du Parti communiste, a rédigé un appareil critique qui met en lumière l’importance historique des années soixante: une introduction forte, une chronologie inédite des événements culturels des années 1953 à 1967, une biographie de chaque participant.
Xavier Vigna, Jean Vigreux, Serge Wolikow (sous la direction de), Le pain, la paix, la liberté
Xavier Vigna, Jean Vigreux, Serge Wolikow (sous la direction de), Le pain, la paix, la liberté Image
Vigna Xavier, Vigreux Jean, Wolikow Serge (sous la direction de), Le pain, la paix, la liberté, Expériences et territoires du Front populaire, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2006, Isbn : 9782353670000, 384 p., 148x236 mm, 26 €, disponible en librairie.
Publications et travaux sur l’histoire du Front populaire ne manque pas. L’inscription de l’événement dans la mémoire nationale en tant qu’épisode historique majeur est profonde et multiple. Et si le rapport entre cette histoire et cette mémoire a perdu de sa vivacité, on ne peut s’interdire, bien au contraire, de penser leur relation en cette occasion où la demande mémorielle ne pèse pas comme en d’autres temps sur l’offre historienne.
C’est ce que veut faire ce livre.
La référence à l’expérience y renvoie certes à la mémoire et à la visite récurrente de l’événement à la lumière des commémorations successives. Mais elle vise aussi l’importance de l’événement dans la trajectoire de ses acteurs : leur participation au Front populaire, de façon plus ou moins active, a façonné durablement leur politisation. Il a constitué un événement fondateur pour une génération de militants qui ont marqué le mouvement ouvrier et la gauche jusque dans les années 1970. C’est de ce point de vue que la dimension internationale du Front populaire apparaît comme un creuset, où exilés et émigrés participent d’une culture antifasciste qui devient la matrice d’un engagement politique durable prolongé dans les combats de la résistance et ceux de l’après-guerre.
L’attention ici portée aux différentes dimensions du Front populaire, alliance politique, courant idéologique, mouvement social ou expérience gouvernementale est particulièrement fructueuse dans le cadre d’une réflexion attentive à la longue durée. S’il ne s’agit nullement de nier l’originalité du Front populaire comme événement, il est important cependant de l’inscrire dans l’histoire politique et sociale séculaire nationale et internationale, tant du point de vue de ses références idéologiques et institutionnelles que des pratiques politiques collectives et individuelles. En cela l’actualité du Front populaire garde tout son sens au moment où la gauche préoccupée de l’avenir revisite son histoire.
Yves Schwartz, Expérience et connaissance du travail
Yves Schwartz, Expérience et connaissance du travail Image

Schwartz Yves, Expérience et connaissance du travail, Nouvelle édition augmentée d’une postface de l’auteur, Réimpression photo-numérique de l’édition de 1988, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2012, Isbn : 9782353670079, 920 p., 138×245 mm, 50 €, disponible en librairie.

Que sait-on aujourd’hui du travail des hommes ? Peu de choses encore, sera-t-on tenté de dire après avoir lu ce livre. La culture savante, jusque dans ses plus brillantes synthèses, n’apporte qu’une faible lumière sur cette expérience tout à la fois essentielle et banale.
Mais prendre connaissance du travail, comprendre son histoire, anticiper ses développements futurs – le travail va-t-il « disparaître» ?, etc. – ne demande-t-il pas, justement, que soient soumis à la critique quelques-uns des présupposés les mieux partagés de notre culture?
Le parcours d’investigation de cet ouvrage majeur, publié pour la première fois en 1988, conserve à cet égard la plus vive actualité : les formes planétaires du travail, si diversifiées, si prodigieusement évolutives, ne cessent de réalimenter nos interrogations sur cette étrange contrainte de produire dans laquelle l’humanité, depuis les temps les plus reculés, s’éprouve et s’invente. Dans quelles conditions la pensée conceptuelle, les gouvernances sociales du travail ont-elles chance de s’affronter à l’activité industrieuse sans en mutiler les réelles dimensions, sans s’aveugler à ses réserves d’alternatives, sans reproduire des crises multiformes ?
Cet ouvrage qui a été produit en cherchant à repenser les rapports entre les métiers intellectuels et les patrimoines en faible visibilité des mondes du travail apporte une contribution essentielle à ces questions cruciales.
Engels Friedrich, Écrits de jeunesse 2, Manchester
Engels Friedrich, Écrits de jeunesse 2, Manchester Image

Engels Friedrich, Écrits de jeunesse, tome 2, Manchester, 1842-1844, « Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Code barre : 9782353670116, 360 p., 148×236 mm, 28 €, Sortie en librairie le 14 juin 2018.

Le premier volume des Écrits de jeunesse d’Engels rassemblait les textes de l’étudiant allemand jusqu’à son départ pour l’Angleterre en novembre 1842. À 22 ans, il part travailler dans la fabrique de l’entreprise textile familiale à Manchester, foyer de la révolution industrielle et du mouvement ouvrier anglais.

Pendant ce premier séjour de plus deux ans, il envoie régulièrement des contributions à des journaux allemands notamment les Annales franco-allemandes où il publie sa célèbre Contribution à la critique de l’économie politique.

Mais la plupart de ses articles procèdent surtout d’un regard documenté et critique sur la Grande-Bretagne des années 1840, celle de l’industrialisation et du libéralisme. Engels traite des développements de l’industrie textile, de la question des lois céréalières et du libre-échange, de la formation de la classe ouvrière et de l’exploitation à laquelle elle est confrontée. Tous ces ingrédients feront la matière de La Situation de la classe laborieuse en Angleterre dont une nouvelle traduction sera publiée prochainement par la Geme.

Par ailleurs, Engels entame fin 1843 une collaboration avec deux journaux britanniques : l’hebdomadaire owéniste The New Moral World ; puis le journal chartiste The Northern Star. Dans ces périodiques, la position d’Engels est différente : s’étant lié aux milieux radicaux et socialistes britanniques, il s’agit pour lui de leur faire connaître la situation sur le continent, en particulier dans les États de langue allemande. C’est dans ce cadre qu’il publie des textes majeurs comme La Marche de la réforme sociale sur le continent.

Ce volume de la Geme dirigé et longuement préfacé par Fabrice Bensimon, professeur d’histoire et de civilisation britanniques à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste du mouvement ouvrier anglais des années 1840, se propose de faire connaître un parcours intellectuel et politique méconnu, celui d’Engels pendant les deux années antérieures à son travail avec Marx, quand, journaliste et polémiste, de plus en plus engagé dans le combat démocratique et socialiste, il est l’observateur lucide et érudit des transformations sociales et politiques de trois nations. Il donne, poursuivant le travail du premier volume, une traduction suivie de textes souvent inédits et essentiels à la compréhension des enjeux historiques, politiques et économiques de l’Europe avancée du milieu du XIXe siècle. Des textes annexes permettent de situer l’œuvre d’Engels dans les débats et les réalités de l’époque

Date de la traduction:2018-05-01
Roger Martelli, Communistes en 1968, le grand malentendu
Roger Martelli, Communistes en 1968, le grand malentendu Image
Martelli Roger, Communistes en 1968, le grand malentendu, « Histoire », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670536, 304 p., 148×236 mm, 22 €, Sortie en librairie le 3 mai 2018.
Il est des moments où une force bien installée se heurte à des évolutions sociales qui la déconcertent et auxquelles elle ne sait pas s’adapter. Il est des événements si déstabilisants que, si l’on n’y prend garde, le mort finit par saisir le vif. C’est ce qui est advenu au Parti communiste français en 1968.

 

 

 

En mai, il ne veut voir, dans le grand mouvement né de la colère étudiante, que ce qu’il connaît : une pulsion du mouvement ouvrier historique, une resucée de juin 1936. Il ne comprend pas que le mouvement tumultueux annonce l’entrée dans une phase nouvelle, qui se défie de tous les ordres du passé, qui affaiblit les stratégies habituelles et que les cultures anciennes ne peuvent plus englober.
Un peu plus tard, à l’été, le PCF est confronté à un autre événement qui va contribuer à éroder un autre identifiant du communisme du XXe siècle. En août 1968 l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Union soviétique et par plusieurs de ses alliés met fin au « Printemps de Prague », une des tentatives visant à réconcilier enfin le parti pris égalitaire et l’irrépressible désir de liberté. Cette fois, le PCF se résout, la mort dans l’âme, à refuser l’acte désastreux. Mais il hésite à aller jusqu’au bout de son choix, par réalisme et par peur de se renier. L’addition sera lourde… mais plus tard.
L’ouverture des archives permet de jeter un œil nouveau sur les péripéties de cette année 1968. Ce livre essaie de mettre en perspective les regards neufs des historiens.

Roger Martelli, historien, est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du communisme en France. Il a été dirigeant du PCF.

Alain Badiou, Qu
Alain Badiou, Qu'est ce que j'entends par marxisme ?
Badiou Alain, Qu’est ce que j’entends par marxisme ?, « Les Propédeutiques », Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670291, 96 p., 110×175 mm, 8 €, disponible en librairie. « Il m’a été demandé de m’expliquer devant vous sur ma relation au marxisme. Il s’agit donc, ce soir, d’une sorte de comparution devant un jury qu’on pourrait imaginer soupçonneux :  Dites-nous un peu, Badiou, quel est en définitive votre rapport au marxisme ? » Devant un auditoire étudiant, le philosophe met en lumière ce que sont pour lui les sources, les développements et les avatars du marxisme. Il en sort une définition du marxisme comme « pensée de la transformation du discernement en action ». Sa définition lie étroitement le savoir, la discussion et sa nécessité à l’action politique. Et en même temps, il pose la question de la modernité, montrant comment le capitalisme a gagné (pour l’instant) la bataille qui se joue là. Enfin si le marxisme – comme le freudisme d’ailleurs – est tombé dans le camp de la tradition, de l’obsolète, du vieux il n’en demeure pas moins qu’il propose la seule modernité concurrentielle face au capitalisme. Il faut donc le réinventer, le ressusciter. Cela n’a rien d’une rêverie.  
Bruno Trentin, Le travail et la liberté Image
Bruno Trentin, Le travail et la liberté
Trentin Bruno, Le travail et la liberté, avec une préface de Jack Ralite, Parallèles : le travail 2, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670260, 192 p., 125x190 mm, 10 €, disponible en librairie.L’extension de la démocratie hors du lieu de travail a marqué les conquêtes du mouvement ouvrier bien plus que la réduction de l’inégalité des pouvoirs entre les détenteurs de l’autorité dans les entreprises et le travail subordonné. Cette affirmation, à l’ouverture de ce livre de Bruno Trentin, secrétaire général dans les années 1990 de la CGIL, le grand syndicat italien, bouscule bien des débats et des combats sur le travail aujourd’hui. La gauche, fascinée par la conquête de l’État, finit par se contenter d’un accompagnement « social » des dégâts du travail alors que la conquête immédiate des libertés dans le travail serait un moyen de faire reculer la subordination dans les entreprises et dans toute la société. La contribution de Trentin pourrait-elle renouveler la vision du travail dans la culture politique et permettre des mobilisations pour sortir de l’impasse dans laquelle nos sociétés s’enfoncent ? L’action, en tout cas, est possible, montre la préface de Jack Ralite, si la démocratie retrouve ses racines dans le travail de chacun et de tous. Traduit de l’italien par Livia Scheller et Georges Ferrandiz
Florian Gulli et Jean Quétier, Découvrir Marx Image
Florian Gulli et Jean Quétier, Découvrir Marx
Gulli Florian et Quétier Jean, Découvrir Marx, textes choisis, présentés et commentés, "Les propédeutiques", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670284, 140 p., 110x175 mm, 9 €, disponible en librairie.Est-il encore besoin de découvrir Marx ? Comme souvent, ce qui semble su comme une sorte d’évidence est en réalité mal connu. Ce qui s’applique particulièrement à Marx tant le rapport à son œuvre fut l’occasion de grandes passions, de belles actions et de méfaits terribles. Marx n’en finit pas d’interpeller ceux qui s’essaient à penser nos sociétés et leurs mouvements, les actions humaines et leurs effets. Découvrir Marx, c’est laisser de côté les formules et les simplifications pour se confronter directement aux écrits de l’auteur. Cet ouvrage, accessible à tous, présente, explique et commente douze textes de Karl Marx, douze textes utiles à la compréhension du monde moderne dont il fut l’un des grands annonciateurs et des plus subtils critiques. Florian Gulli et Jean Quétier sont professeurs de philosophie.
Florian Gulli, Jean Quétier, Découvrir Engels Image
Florian Gulli, Jean Quétier, Découvrir Engels
Gulli Florian, Quétier Jean, Découvrir Engels, "Les propédeutiques", Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670390, 144 p., 110x175 mm, 10 €, disponible en librairie.L’objet de ce livre n’est pas d’opposer Friedrich Engels à Karl Marx mais de faire apparaître la singularité du premier, son autonomie en quelque sorte. Et de l’extraire un moment de ce « Marx-Engels » infligé aux deux amis par une postérité qui leur a certes fait pire. Les douze textes ici rassemblés abordent, entre autres, la question du mariage, le rôle de la violence, le suffrage universel, la religion, la nature de la causalité historique, l’origine du chômage ou le dépérissement de l’État… Ils révèlent ainsi un homme profondément de son temps et engagé non seulement dans les révolutions sociales et politiques mais aussi dans les débats philosophiques, curieux des bouleversements scientifiques et culturels de son époque, ouvert à un monde déjà mondialisé. Chaque texte, à la manière de la collection, est présenté, mis dans son contexte et commenté, proposant au lecteur des pistes pour aller plus loin.
Friedrich Engels, Écrits de jeunesse, tome  1 Image
Friedrich Engels, Écrits de jeunesse, tome 1
Engels Friedrich, Écrits de jeunesse, tome 1, 1839-1842, "Geme", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670109, 432 p., 148x236 mm, 30 €, disponible en librairie.Friedrich Engels (1820-1895) a longtemps été tenu dans l’ombre de Karl Marx. Son rôle dans la maturation politique des idées du célèbre duo est aujourd’hui redécouvert. Fils d’un industriel du textile, le jeune Engels dut abandonner ses études pour rejoindre un établissement commercial de sa famille. Il commence alors à publier des articles qui dressent le tableau saisissant de la vallée de son enfance où le développement de l’industrie textile a créé un prolétariat pauvre, surexploité et abruti par le piétisme et l’alcool. Entre 1839 et 1842, il adopte la philosophie de Hegel tout en critiquant ses idées politiques conservatrices, puis participe à des groupes philosophiques et politiques et collabore à des revues où il s’affirme de plus en plus comme démocrate révolutionnaire. Pendant son service militaire, il suit les cours de l’université de Berlin en auditeur libre et publie plusieurs études critiques sur Schelling, dont l’ambition est désormais d’éradiquer l’hégélianisme. Après avoir été en contact étroit avec les frères Bauer, il en vient à publier des articles dans la Gazette rhénane dont Marx est le rédacteur en chef. Ce premier volume des écrits de jeunesse rassemble les textes souvent inédits de cette période et concourt à une réinterprétation de la production intellectuelle et politique singulière d’Engels. La vaste introduction « De la Jeune Allemagne au Jeune hégélianisme » et l’ensemble des annexes, avec des textes de Schelling, de Moses Hess, des frères Bauer, d’Arnold Ruge, de Marx, de Feuerbach…, mettent en situation et permettent de comprendre l’évolution d’un jeune intellectuel allemand vers le communisme, poursuivie lors de son séjour en Angleterre à partir de 1842, qui fera l’objet d’un second volume.
Guillaume Fondu, Devant la révolution Image
Guillaume Fondu, Devant la révolution
Fondu Guillaume, Devant la révolution, Débats et combats politiques en 1917, Textes choisis, présentés et annotés, « Les parallèles », Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670437, 240 p., 125×190 mm, 15 €, disponible en librairie. Les diverses forces politiques qui ont constitué la démocratie russe entre février et octobre 1917 réagissent à chaud devant la révolution d’Octobre. Voici un choix de ces premières perceptions, de ces premiers débats qui animent en Russie même, dans l’Europe en guerre et au-delà, les partis socialistes, les syndicalistes, les anarchistes : Plekhanov, Kamenev, Tsereteli, Martov, Spiridonova, Archinov, Luxemburg ou Gramsci… Ce livre veut interroger le sens qu’a revêtu la prise du pouvoir bolchevique pour ces acteurs politiques de l’époque. L’introduction de Guillaume Fondu met en lumière les sources et l’histoire de ces débats et permet de mieux comprendre les positions, les décisions et les combats qui agitent les cercles militants et dirigeants après la prise du pouvoir par le Soviet de Pétrograd. L’appareil critique (nombreuses notes historiques, biographies, chronologie, glossaire des institutions) concourt à une lecture éclairée de ces textes. Les questions brassées alors – sur le rôle des ouvriers dans le mouvement de l’automne 1917, sur les conceptions démocratiques des forces en présence, sur le modèle de société pour sortir de l’autocratie, sur le rôle de la violence dans l’installation du pouvoir soviétique, etc. – ont encore un écho dans l’historiographie mais aussi dans le débat politique d’aujourd’hui. Guillaume Fondu, ancien élève de l’ENS de la rue d’Ulm, est doctorant en philosophie.
Ivar Oddone, Alessandra Re, Gianni Briante, Redécouvrir l
Ivar Oddone, Alessandra Re, Gianni Briante, Redécouvrir l'expérience du travail
Oddone Ivar, Re Allessandra, Briante Gianni, Redécouvrir l'expérience du travail, précédé de "De Mayo à Oddone, l'instruction au sosie", par Yves Clot, Nouvelle édition, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670215, 312 p., 125x190 mm, 16 €, .Le livre d’Oddone permet de poser cette question redevenue moderne : comment affronter la crise du travail qui abime la société tout entière ? L’écho de ce livre dans celui de Bruno Trentin qui appellait à dépasser le fordisme et la subordination du travail en dit long sur son audace. Le travail, où se trouve la racine de toutes les dominations, est toujours le refoulé de la vie politique qui se porte comme on sait. Bien au-delà des ouvriers aujourd’hui, la santé au travail est empoisonnée par l’énergie gâchée dans un travail ni fait ni à faire et pose tout simplement le problème de sa gouvernance. Le livre d’Oddone permet de comprendre toutes les ressources disponibles pour sortir de cette impasse, de voir l’efficacité là où elle est : dans le travail réel. Et dans le même mouvement il refond la psychologie du travail. Depuis la première publication du livre en France en 1981, à côté d’autres initiatives, Yves Clot et ses collègues, au sein de la chaire de psychologie du travail du CNAM, utilisent l’instruction au sosie pour la formation des psychologues et l’intervention dans les organisations. Cette reprise de la démarche d’Oddone, son hybridation avec la psychologie de l’activité promue par Vygotski méritaient un inventaire. C’est chose faite avec cette nouvelle édition et la préface d’Yves Clot tout entière habitée par le souci de l’action. Traduit de l’italien par Ivano et Marie-Laure Barsotti
Jacques Bidet, Marx et la loi travail Image
Jacques Bidet, Marx et la loi travail
Bidet Jacques, Marx et la loi travail, Le sujet interpellé et le corps biopolitique, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670314, 88 p., 125x190 mm, 8 €, disponible en librairie.Au moment où fleurissent les lois-travail et autres jobs acts qui réduisent le droit aux convenances du profit, quand il s’agit de la vie des gens et pour beaucoup de leur survie au quotidien, il peut être éclairant de reprendre à partir de là l’héritage marxiste. En vue d’aller plus loin. Ce livre revient sur l’œuvre centrale de Marx, Le Capital, en s’appuyant en particulier sur le chapitre « La journée de travail ». L’analyse marxienne noue intimement toutes les composantes – économique, sociologique, psychopathologique, juridique et politique – de l’exploitation. Elle culmine sur « la lutte pour la journée normale de travail », pour son inscription dans la législation : premier grand soulèvement, syndical et politique, de la classe ouvrière contre le pouvoir capitaliste. Ainsi est né le droit du travail. Le paradoxe est que c’est à partir de lui que prend sens la théorie dite (à tort) de la « valeur-travail », et tout ce qui en découle. Jacques Bidet, professeur émérite à l’université de Paris-Ouest-Nanterre, fondateur d’Actuel Marx, est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés à une théorie critique du monde moderne inspirée de Marx – qui ont fait l’objet de traductions en une dizaine de langues. C’est dans ce cadre qu’il propose ici, sous la houlette de deux témoins critiques : Althusser et Foucault, une véritable introduction méthodique à la lecture du Capital, à l’idée de corps biopolitique.
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la révolution française, 4 vols Image
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la révolution française, 4 vols
Le volume 1 est épuisé en librairie. Vous pouvez acheter les 4 volumes ensemble sur la boutique des éditions sociales
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 1 Image
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 1
Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 1, La Constituante, réimpression de l'édition d'Albert Soboul, avec des préfaces nouvelles de Jean-Numa Ducange et Michel Biard, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670130, 1166 p., 150x236 mm, 30 €, Sortie en librairie prochaine.Introduction à l'édition 2014, par Jean-Numa Ducange Préface, par Michel Biard Le socialisme et la Révolution française, par Ernest Labrousse Le Livre et l'homme, par Madeleine Rébérioux Note de l'éditeur, par Albert Soboul La Constituante (1789-1791)
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Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 2
Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 2, La législative, la République, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670147, 1394 p., 150x236 mm, 30 €, Sortie en librairie prochaine.La législative (1791-1792) La République (1792)
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 3 Image
Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 3
Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 3, La Révolution et l'Europe. La mort du roi et la chute de la Gironde, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670154, 1426 p., 150x236 mm, 30 €, retardé.La Révolution et l'Europe La mort du roi et la chute de la Gironde (1793)
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Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 4
Jaurès Jean, Histoire socialiste de la Révolution française, volume 4, Le Gouvernement révolutionnaire, index et annexes, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670161, 882 p., 150x236 mm, 30 €, retardé.Le Gouvernement révolutionnaire (1793-1794) Notes complémentaires Bibliographie Compléments bibliographiques de l'édition 2014 Annexes de l'édition 2014 Index
Karl Marx et Friedrich Engels, L
Karl Marx et Friedrich Engels, L'idéologie allemande
Engels Friedrich et Marx Karl, L'idéologie allemande, Réimpression photo-numérique de la traduction de 1972 dirigée par Gilbert Badia, avec une nouvelle postface d'Isabelle Garo, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2012, Isbn : 9782353670086, 654 p., 148x235 mm, 30 €, épuisé, réimpression prochaine.La réédition de l’Idéologie allemande poursuit le travail de réactivation du fond des Éditions sociales, en particulier des œuvres de Karl Marx et Friedrich Engels.  L’Idéologie allemande, dans sa version complète, est un texte d’une grande importance pour la compréhension de ce que furent les idées de Marx et Engels au moment où ils rompent avec le courant des jeunes hégéliens de gauche. Les nombreuses éditions de la première partie ne rendent pas compte de la complexité et de la profondeur de la critique des thèses idéalistes qu’opèrent Marx et Engels. Elles sous-estiment et limitent l’effet de nouveauté du renversement des thèses hégéliennes et de celles de Stirner, de Bauer, de Feuerbach, etc. L’Idéologie allemande constitue l'exposé le plus long, le plus détaillé et le plus compréhensible de leur conception, qu’ils jugent radicalement matérialiste, de l’histoire. Elle forme pour Marx et Engels une sorte de soubassement à tous leurs travaux historiques et économiques des 25 années qui suivent, dont bien sûr Le Capital.  Ce texte est fondateur de ce point de vue, pourtant il ne sera jamais publié du vivant des deux auteurs. Il sert cependant de point de départ à de nombreux articles entre 1844 et 1847. Sa première publication a lieu à Moscou en 1932. L’édition de 1976 des Éditions sociales ici reproduite est présentée et annotée par Gilbert Badia, sa traduction, la seule intégrale, a été réalisée par Henri Auger, Gilbert Badia, Jean Baudrillard, Renée Cartelle. Les annexes comportent quatre textes complémentaires de Marx et Engels sur Feuerbach, et sur « Société bourgeoise et révolution communiste », ainsi que des index des ouvrages cités, des noms cités et des matières. Nous ajoutons à cette réimpression une postface d’Isabelle Garo qui en une vingtaine de pages présente l’actualité des travaux sur l’Idéologie allemande et son utilisation dans la pensée contemporaine…  
Karl Marx, Contribution à la critique de l
Karl Marx, Contribution à la critique de l'économie politique, Introduction de 1857
Marx Karl, Contribution à la critique de l'économie politique, Introduction de 1857, Une traduction nouvelle de Guillaume Fondu et Jean Quétier, présentée par Guillaume Fondu, "Geme", Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670185, 288 p., 125x200 mm, 12 €, épuisé, réimpression programmée.Avec la Contribution à la critique de l’économie politique publiée en 1859 Marx livra au public la première réalisation du projet théorique qu’il tâchera de mener à bien jusqu’à la fin de sa vie, la critique des catégories de l’économie politique. On trouve en effet dans ce texte un démontage patient de l’échange marchand et de ses présupposés, notamment monétaires, qui en fait une première version de la section I du Capital. La Contribution est ici accompagnée d’une introduction rédigée par Marx en 1857 pour expliciter son projet. Ces deux textes figurent au programme de l’agrégation de philosophie 2015. Comme il est de tradition dans la Geme, la publication en annexe de plusieurs textes d’auteurs cités ou critiqués par Marx fournit au lecteur des éléments pour entendre la précision et la radicalité du geste théorique de Marx : lutter contre une économie politique envisagée ici au travers du prisme hégélien. On apprécie ainsi comment les catégories mises en question façonnent aujourd’hui encore notre univers et notre horizon intellectuel. Guillaume Fondu, et Jean Quétier, agrégés de philosophie et anciens élèves de l’École normale supérieure, poursuivent des recherches sur le marxisme.
Karl Marx, Critique du programme de Gotha Image
Karl Marx, Critique du programme de Gotha
Marx Karl, Critique du programme de Gotha, Traduction de l’allemand par Sonia Dayan-Herzbrun, appareil critique, bibliographie, index établis par Jean-Numa Ducange, « Les Poches Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2008, Isbn : 9782353670017, 144 p., 110×175 mm, 5 €, disponible en librairie. À la veille du congrès d’unification de 1875, Karl Marx commente le programme des sociaux-démocrates allemands. Cette nouvelle traduction et l’appareil critique qui l’entoure replace le commentaire de Marx dans les circonstances de son écriture, et  particulièrement dans le débat qu’il entretient avec les idées de Ferdinand Lassalle. La GEME, grande édition Marx et Engels, est une nouvelle traduction en français et, dès 2010, une collection électronique de l’ensemble des oeuvres, des articles, des manuscrits et de la correspondance de Karl Marx et de Friedrich Engels.
Karl Marx, Friedrich Engels, Joseph Weydemeyer, L
Karl Marx, Friedrich Engels, Joseph Weydemeyer, L'Idéologie allemande, 1er et 2e chapitres
Marx Karl, Engels Friedrich, Weydemeyer Joseph, L’Idéologie allemande, 1er et 2e chapitres, Édition bilingue, nouvelle édition fondée sur les manuscrits publiés par la Mega, « Les Poches Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2014, Isbn : 9782353670178, 504 p., 110×175 mm, 8 €, disponible en librairie. Texte central dans le parcours intel­lectuel de Marx et d’Engels, L’Idéologie allemande marque leur rupture avec le milieu de la philosophie allemande post-hégélienne. Elle constitue la première tentative d’énonciation de ce qu’on a appelé la conception matérialiste de l’histoire. Moment charnière dans leur élaboration théorique, L’Idéologie allemande est aussi pour les deux auteurs un laboratoire où naissent les concepts qui s’affermiront dans les différentes formulations de leur grand projet de critique de l’économie politique. Les recherches menées autour de la MEGA ont mis au jour une version plus rigoureuse des manuscrits qui composent le début de ce texte jamais publié par les auteurs, mettant notamment en évidence la participation d’un troisième auteur : Joseph Weydemeyer. Cette première traduction française éditée en bilingue, minutieusement annotée et présentée, donne donc accès à une version nouvelle du texte, plus fiable et exempte de reconstruction a posteriori. Ce texte figure au programme de l’agrégation de philosophie 2015. Jean Quétier et Guillaume Fondu sont agrégés de philosophie et anciens élèves de l’ENS Ulm. Ils poursuivent des recherches sur le marxisme.
Karl Marx, Le Capital, Livre 1 Image
Karl Marx, Le Capital, Livre 1
Marx Karl, Le Capital, Livre 1, traduction révisée en 2016 par Jean-Pierre Lefebvre, Traduction de la quatrième édition allemande par Jean-Pierre Lefebvre entièrement révisée, avec une nouvelle préface, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670123, 880 p., 148×236 mm, 25 €, disponible en librairie. Le Capital est l’œuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l’esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir. La première publication en français de la quatrième édition allemande (1890) du livre 1 du Capital a été assurée aux Éditions sociales par Jean-Pierre Lefebvre. Elle a paru en 1983. Pour cette nouvelle édition de 2016, Jean-Pierre Lefebvre donne une traduction entièrement révisée. Elle est précédée d’un avant-propos qui présente les nouveaux choix de traduction et propose le sens de cette révision : « Ainsi le traducteur peut-il se dire heureux quand il peut revenir sur ce qu’il a écrit, offrir au livre une attention nouvelle, grosse de ce que la communauté des lecteurs lui a suggéré, ou de ce qu’il a lui-même su devoir faire vivre autrement : sa joie s’origine dans la conviction que la puissance d’agir du livre requiert cette mission, que son essence ne peut se déployer autrement. »
Auteur (s):Marx, Lefebvre
Titre du livre:Le Capital, livre 1
État de la diffusion:disponible en librairie
Karl Marx, Le Chapitre VI Image
Karl Marx, Le Chapitre VI
Marx Karl, Le Chapitre VI, Manuscrits de 1863-1867. Le Capital, livre 1, « Les Poches Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2010, Isbn : 9782353670055, 288 p., 110×175 mm, 12 €, disponible en librairie. Le Chapitre VI du livre I du Capital est la seule partie conservée de l’ultime manuscrit préparatoire à la rédaction de l’oeuvre maîtresse de Karl Marx. Bien que ce texte n’ait pas été retenu dans la version parue en 1867 et qu’il soit encore sous divers rapports un brouillon, la richesse de la vue critique d’ensemble qu’il donne du mode de production capitaliste justifie les publications et traductions en nombreuses langues qui en ont été faites depuis sa première publication en 1933.
Karl Marx, Le Travail et l
Karl Marx, Le Travail et l'émancipation, textes choisis
Marx Karl, Le Travail et l'émancipation, textes choisis, Présentés par Antoine Artous, Parallèles : le travail 3, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2016, Isbn : 9782353670253, 200 p., 125x190 mm, 12 €, disponible en librairie. Émancipation par le travail, émancipation hors du travail. Les tenants de l’une ou l’autre se réclament de Marx, tant hier qu’aujourd’hui. Marx a en effet multiplié les axes de recherche et les textes, analysant les bouleversements du travail portés par le développement du capital, – qu’il a connu et qu’il anticipa –, depuis le travail de type artisanal jusqu’au « machinisme » qui transforme les producteurs en appendices de la machine. Ainsi, en suivant les progrès du capitalisme et du mouvement ouvrier, il empruntait souvent de nouvelles voies critiques, remaniant sans cesse sa pensée, des premiers textes des Manuscrits de 1844 jusqu’à la Critique du programme de Gotha (1875), en passant par les pages inspirées des Grundrisse et du Capital. Le choix présenté et commenté par Antoine Artous propose une compréhension historique et dialectique de ces évolutions et de ces ruptures dans la pensée de Marx, en même temps qu’il forme une introduction à la lecture du monde actuel et aux interrogations multiples autour du travail et de son rôle dans les renouvellements du devenir humain.  
Karl Marx, Manuscrits de 1857-1858, dits "Grundrisse" Image
Karl Marx, Manuscrits de 1857-1858, dits "Grundrisse"
Marx Karl, Manuscrits de 1857-1858, dits "Grundrisse", Réimpression photonumérqiue de l'édition Jean-Pierre Lefebvre aux Éditions sociales, "Les essentielles", Les Éditions sociales, Paris, 2011, Isbn : 9782353670062, 930 p., 148x236 mm, 40 €, épuisé, réimpression prochaine.Les manuscrits de 1857-1858, appelés couramment Grundrisse, sont un moment essentiel dans le long travail de préparation du Capital de Karl Marx. Dès les années soixante du siècle dernier, le débat s’anima entre les tenants de Grundrisse encore englués dans les catégories hégéliennes et ceux pour qui ces manuscrits marquaient la première analyse du mouvement du mode de production capitaliste dans les termes de la propre dialectique de Marx. Ces textes n’ont cessé d’inciter recherches et disputes, jusqu’à constituer pour certains le sommet du marxisme, le moment de l’union de la théorie et de la pratique… L’introduction de Jean-Pierre Lefebvre, dont la traduction ici reproduite fut publiée en 1980 par les Éditions sociales, nous prévient du « caractère inclassable, du statut mixte, pluriel, ou, comme dirait Marx, multilatéral » des manuscrits écrits en 1857 et 1858. Le foisonnement de la pensée explique, sans nul doute, l’intérêt que continue de recevoir cette ouvrage.
Lucien Sève, Octobre 1917 Image
Lucien Sève, Octobre 1917
Sève Lucien, Octobre 1917, Une lecture très critique de l’historiographie dominante, « Les parallèles », Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670383, 176 p., 125×190 mm, 14 €, disponible en librairie. Cent ans après les révolutions russes, vingt-cinq ans après l’effondrement de l’URSS, l’objectivité scientifique règne-t-elle enfin sur l’histoire d’octobre 1917 et des combats dont est né le premier pays dit socialiste ? Philosophe et politique averti, grand connaisseur de l’œuvre de Lénine – il a révisé la traduction des textes donnés en annexe –, Lucien Sève lit avec rigueur ce qui est dit de cette révolution et du rôle de Lénine dans les manuels réputés de Nicolas Werth ou d’Andrea Graziosi, de Lénine en général dans les écrits faisant autorité de Dominique Colas ou d’Hélène Carrère d’Encausse – et on va de découverte en stupéfaction. Le résultat est sévère : sous la compétence – inégale – de ces auteurs de référence, on découvre la flagrante partialité au nom d’une prétendue « dé-idéologisation », la méconnaissance choquante de la pensée léninienne, la liberté maintes fois prise avec les faits, la lourde altération de leur sens par omission, pis encore parfois. Du même coup vous apprenez sur octobre 1917 et sur Lénine plus d’une chose importante qui ne vous est jamais dite dans la vulgate d’aujourd’hui, pas plus qu’elle ne l’était hier dans celle du marxisme stalinisé. Mettant à mal l’image repoussante qui en est donnée, Lucien Sève ne tend cependant pas à faire de la politique léninienne une stratégie révolutionnaire pour aujourd’hui : le léninisme est « totalement périmé », dit-il sans détour, et il montre en quoi. Mais il fait découvrir combien l’œuvre écrite de Lénine, aujourd’hui méconnue, reste une des plus vivantes initiations à la pensée politique, qui mérite lecture ou relecture critique attentive. Un petit livre d’actualité politique montrant que polémique et rigueur peuvent aller de pair.
Auteur (s):Lucien Sève
Titre du livre:Octobre 1917
État de la diffusion:disponible en librairie
Lucien Sève, Pour une science de la biographie Image
Lucien Sève, Pour une science de la biographie
Sève Lucien, Pour une science de la biographie, suivi de Formes historiques d'individualité, Deux textes sur la biographie et les formes historiques d'individualité, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670208, 96 p., 125x190 mm, 8 €, Sortie en librairie prochaine.La psychologie est-elle cette pré­sentation raisonnée des mouvements des souris dans leurs labyrinthes ou des liens entre les fonctions mémorielles et les zones du cerveau, ou bien peut-elle nous permettre de comprendre le mouvement et la logique des biographies individuelles ? Les deux textes de Lucien Sève publiés ici, inédits, forment une présentation largement accessible de cette possible science de la biographie dont il fait partager l’intérêt au lecteur. Le premier, version française de la préface à la 4e édition allemande de Marxisme et théorie de la personnalité, suit la chronologie des idées qui, en construisant cette théorie de la personnalité, ont construit la personnalité de son auteur. Il y détaille les débats qui l’ont opposé aux pavloviens, aux expérimentalistes, aux partisans des « dons », à Louis Althusser. On y croise Stendhal, Politzer, Vygotski, Freud, Oddone, Schwartz, Clot, Jay Gould… pour chaque fois, expliquer une notion, faire naître un concept, éclaircir une question fondamentale. Le second présente l’apport spécifique de Marx à cette réflexion. Car Marx, penseur des formations sociales, est aussi dans le même mouvement penseur des formations individuelles, des formes historiques d’individualité, base de cette science psychologique effective à quoi s’attache une grande part de l’œuvre de Lucien Sève.
Marco Di Maggio, Les Intellectuels et la stratégie communiste Image
Marco Di Maggio, Les Intellectuels et la stratégie communiste
Di Maggio Marco, Les Intellectuels et la stratégie communiste, Une crise d'hégémonie (1958-1981), "Histoire", Les éditions sociales, Paris, 2013, Isbn : 9782353670093, 348 p., 148x236 mm, 25 €, disponible en librairie.Après la mise à mal du despotisme stalinien par Nikita Khrouchtchev en 1956, les partis communistes durent faire face au vide intellectuel et théorique laissé par l’effacement du dogme. C’est à cette situation que fut confronté, comme d’autres, le Parti communiste français. Vingt-cinq ans plus tard, en 1981, l’effondrement de son influence électorale, politique et culturelle sonne le glas d’une longue tentative d’aggiornamento, de mise à jour, qui ne fut qu’un long ajournement du déclin. C’est sur ce sujet que Marco Di Maggio a soutenu sa thèse de doctorat d’histoire préparée conjointement à l’université de Dijon et à la Sapienza de Rome. Le livre qu’il en tire pour le public tente de comprendre cet échec à travers un mouvement double qui s’attache au rôle joué dans l’élaboration de la politique du PCF par les intellectuels, par la fonction de production théorique dans le cadre du débat politique et stratégique au sein du groupe dirigeant. Cette vision originale, inspirée de Gramsci, l’amène à étudier les principales oppositions à la démarche de la direction, qui seules parviennent à susciter le débat sans influer cependant sur la stratégie. Marco Di Maggio a bénéficié de l’ouverture des archives de la direction du PCF, en particulier des enregistrements sonores des séances de son comité central et des fonds de plusieurs personnalités du parti. Le lecteur entend donc ici les échos de quelques rudes controverses, il assiste aux chausse-trappes et empêchements dressés par les uns et les autres, il accède à la lettre des discussions des organismes dirigeants, des échanges de courriers, en même temps qu’il est éclairé sur les contenus des débats, les arguments échangés. Ce travail, par sa démarche même, appelle en retour débats et recherches dont Serge Wolikow, dans sa postface, éclaire les larges enjeux pour le travail historien aujourd’hui. Traduit de l’italien par Élise Melot et l’auteur Postface de Serge Wolikow
Michael Heinrich, Alix Bouffard, Alexandre Féron et Guillaume Fondu, Ce qu
Michael Heinrich, Alix Bouffard, Alexandre Féron et Guillaume Fondu, Ce qu'est Le Capital de Marx
Heinrich Michael, Bouffard Alix, Féron Alexandre et Fondu Guillaume, Ce qu'est Le Capital de Marx, Le Capital après la Mega Les éditions française du Capital, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670345, 152 p., 125x190 mm, 11 €, disponible en librairie.Le Capital, c’est à la fois un livre publié par Marx en 1867, il y a 150 ans, puis trois éditions en allemand, une en français, deux livres publiés par Engels, des milliers de pages de manuscrits, de projets et d’essais. Comment se repérer dans ce massif immense ? L’ensemble est maintenant accessible dans l’édition réalisée par la MEGA, publication intégrale des œuvres de Marx et d’Engels dans leur langue d’écriture. Michael Heinrich présente à destination du public francophone les acquis essentiels de cette MEGA qui, en fixant les textes, permet leur interprétation et leur commentaire. Ces acquis, intégrés aux lectures contemporaines de Marx au niveau international, demeurent quasiment inconnus du public français. En permettant, si ce n’est de trancher, du moins d’éclairer la plupart des débats touchant à l’interprétation du projet marxien, Heinrich offre ici un instrument de travail sans précédent à tous les lecteurs de Marx. Pour compléter ce texte dans le domaine français, Alix Bouffard, Alexandre Feron et Guillaume Fondu, qui préparent actuellement pour la Geme une anthologie des trois livres du Capital à paraître en 2018 – année du bicentenaire de la naissance de Marx –, reviennent sur l’histoire des différentes éditions et traductions de l’ouvrage de Marx en France. Ainsi on pourra enfin se repérer dans les enjeux éditoriaux des différentes versions françaises d’un texte à la fois complexe et plastique : ce qu’ont exploité, pour le meilleur et pour le pire, les traducteurs français, comme on le voit ici avec quelques exemples significatifs. Le texte de Michael Heinrich est traduit de l’allemand par Jean Quétier.
Norbert Elias, J
Norbert Elias, J'ai suivi mon propre chemin
Elias Norbert, J'ai suivi mon propre chemin, traduction d'Antony Burlaud, "Les parallèles", Les Éditions sociales, Paris, 2015, Isbn : 9782353670222, 126 p., 125x190 mm, 10 €, disponible en librairie.Le sociologue Norbert Elias (1897-1990) revient, ici, sur sa vie et sur la lente élaboration de son œuvre. Pour ce théoricien de l’interdépendance, comprendre une trajectoire singulière exige d’éclairer l’époque, le tissu social, le réseau de contraintes, de « chaînes invisibles » et d’événements dans lequel elle est prise. Dans le premier texte, Elias retrace avec simplicité son itinéraire. Il évoque sa formation, la montée du nazisme, l’expérience douloureuse de l’exil, le mûrissement progressif de sa pensée, sa découverte de l’Afrique, et la reconnaissance tardive dont il a fait l’objet, tout en ponctuant son récit de mises au point théoriques éclairant son travail. Dans le second, il prend prétexte d’un hommage à son collègue Adorno pour préciser le sens de sa démarche intellectuelle et exposer sa propre conception du travail sociologique. Aux considérations sur l’humanisme, le marxisme, le rapport du chercheur aux « autorités » s’ajoute une réflexion inquiète sur le retour périodique de la violence dans l’histoire allemande. Rassemblés, ces deux textes dessinent l’autoportrait d’un des plus grands sociologues du xxe siècle, dont l’œuvre est lue et commentée dans le monde entier.
Pauline Clochec, Comprendre L
Pauline Clochec, Comprendre L'Essence du christianisme de Feuerbach
Clochec Pauline, Comprendre L'Essence du christianisme de Feuerbach, "Les propédeutiques", Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670505, 200 p., 125x190 mm, 15 €, disponible en librairie.Longtemps dans l’ombre de sa critique par Marx et Engels, L’Essence du christianisme de Feuerbach doit être lue pour elle-même et en fonction de son contexte. Prenant position dans les polémiques qui agitent l’École hégélienne, cette œuvre inaugure en 1841 sa scission jeune-hégélienne. Feuerbach cherche en effet ici à démontrer philosophiquement l’athéisme et à soutenir ses conséquences politiques.  Dans l’espace germanique de la Restauration, l’ouvrage fait scandale et rencontre un succès que les interdictions de la censure prussienne ne parviennent pas à remettre en cause. À l’heure où l’intérêt pour Feuerbach renaît dans l’université française, ce petit livre offre une introduction à la lecture de L’Essence du christianisme, en éclairant ses critiques de la religion et de la théologie, leur fondement anthropologique et leurs conséquences pratiques. En appendice, un choix d’extraits de l’ouvrage vient appuyer cette lecture.
Roger Martelli, L
Roger Martelli, L'archipel communiste
Martelli Roger, L'archipel communiste, Une histoire électorale du PCF, 276 pages, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2009, Isbn : 9782353670024, 276 p., 148x236 mm, 20 €, disponible en librairie.Le PCF est, avec le PC italien, un des rares à avoir réussi son implantation électorale dans un grand pays occidental. À la Libération, il frôle des 30% des suffrages exprimés et, jusqu’au début des années quatre-vingt, il regroupera sur son nom entre un cinquième et un quart des votants, quel que soit le type d’élection. Au milieu des années quatre-vingt, il passe au-dessous de la barre des 10%, pour échouer sous celle des 2% à l’élection présidentielle de 2007. Les communistes ont eu longtemps une forte influence nationale, dominante à gauche de 1945 à 1978. Ils ont aussi su s’implanter sur le terrain local, mais de façon plus lacunaire, à tel point que l’on a pu dire que leur influence relevait plus de l’image de l’archipel que de celle du continent. Qu’est-ce qui permit au PCF son implantation en terre française ? Quelles furent les forces et les limites de son imprégnation ? Pourquoi a-t-il connu un inexorable déclin depuis trois décennies ? La place qu’il a « libérée » peut-elle être occupée ? Pour répondre à ces questions, le livre de Roger Martelli, historien spécialiste du communisme, observateur critique du champ électoral depuis trois décennies, multiplie les angles d’approche, national, régional ou local. Il s’inscrit dans un récit chronologique, ponctuées par des aperçus plus analytiques. Il s’appuie sur un vision synthétique sur le long terme, de 1920 à 2008, ainsi que sur un traitement original des données statistiques et géographiques qu’il réussit à présenter, et à illustrer par cartes, graphiques et tableaux, de façon lisible pour les citoyens, acteurs et observateurs de la démocratie élective, qui trouveront donc ici matière à réflexion.
Roger Martelli, L
Roger Martelli, L'empreinte communiste
Martelli Roger, L'empreinte communiste, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2010, Isbn : 9782353670048, 288 p., 124x204 mm, 12 €, disponible en librairie.Le communisme français, depuis 1920, a accueilli quelque quatre millions « d’encartés ». Pendant trente ans, il a regroupé entre 20% et 28% des suffrages législatifs. Près d’un Français sur cinq a été administré par une équipe municipale communiste. Une telle ampleur finit par façonner les cultures politiques. Aujourd’hui, l’espace du PCF s’est réduit ; cela n’implique pas la disparition des pratiques, des valeurs et des symboles qui ont été à la base de son implantation. Nul ne sait ce qu’il adviendra du « Parti communiste français », s’il renaîtra en l’état ou s’il réapparaîtra sous une toute autre forme. Dans les deux cas, l’empreinte communiste ne se décline pas au passé. Cette empreinte est un héritage, lui-même enchâssé dans la vaste tradition populaire et révolutionnaire issue de 1789. D’une manière ou d’une autre, la trace d’hier s’insèrera dans les constructions à venir. Tout dépendra, comme autrefois, des choix que feront les acteurs  de l’histoire, qu’ils se réclament ou non du communisme. Qu’est-ce donc qui a fait et défait l’influence du Parti communiste sur la société française ? L’insertion ou le déclin étaient-ils fatals ? Quels effets de l’un et de l’autre sur la vie politique et, au-delà, sur l’espace matériel et mental des catégories populaires ? C’est ce que Roger Martelli a voulu scruter dans cette vaste synthèse historique.
Roger Martelli, Une dispute communiste : Le Comité central d
Roger Martelli, Une dispute communiste : Le Comité central d'Argenteuil sur la culture
Martelli Roger, Une dispute communiste : Le Comité central d'Argenteuil sur la culture, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2017, Isbn : 9782353670277, 464 p., 148x236 mm, 22 €, disponible en librairie.La session du Comité central de mars 1966 occupe une place à part dans l’histoire du communisme français. Elle incarne la tentative d’aggiornamento du nouveau secrétaire général, Waldeck Rochet. Symbole d’ouverture, enterrant définitivement le stalinisme culturel, la réunion devient pour quelques années une référence et un mythe. S’y imbriquent plusieurs logiques, celles du débat doctrinal entre Roger Garaudy, Lucien Sève, Louis Althusser, entre autres, des répercussions du XXe Congrès du PC soviétique en 1956, de l’émergence de courants nouveaux dans les arts, la littérature et les sciences sociales, des tentatives d’adaptation des communistes confrontés à l’évolution de la société, des efforts pour constituer un front antigaulliste, des rapports entre le Parti et les intellectuels. Pour la première fois, un Comité central est publié avec l’intégralité de ses interventions qui mettent en valeur la richesse des débats de l’époque. Roger Martelli, spécialiste de l’histoire du Parti communiste, a rédigé un appareil critique qui met en lumière l’importance historique des années soixante : une introduction forte, une chronologie inédite des événements culturels des années 1953 à 1967, une biographie de chaque participant.
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Xavier Vigna, Jean Vigreux, Serge Wolikow (sous la direction de), Le pain, la paix, la liberté
Vigna Xavier, Vigreux Jean, Wolikow Serge (sous la direction de), Le pain, la paix, la liberté, Expériences et territoires du Front populaire, "Histoire", Les Éditions sociales, Paris, 2006, Isbn : 9782353670000, 384 p., 148x236 mm, 26 €, disponible en librairie.Publications et travaux sur l’histoire du Front populaire ne manque pas. L’inscription de l’événement dans la mémoire nationale en tant qu’épisode historique majeur est profonde et multiple. Et si le rapport entre cette histoire et cette mémoire a perdu de sa vivacité, on ne peut s’interdire, bien au contraire, de penser leur relation en cette occasion où la demande mémorielle ne pèse pas comme en d’autres temps sur l’offre historienne. C’est ce que veut faire ce livre. La référence à l’expérience y renvoie certes à la mémoire et à la visite récurrente de l’événement à la lumière des commémorations successives. Mais elle vise aussi l’importance de l’événement dans la trajectoire de ses acteurs : leur participation au Front populaire, de façon plus ou moins active, a façonné durablement leur politisation. Il a constitué un événement fondateur pour une génération de militants qui ont marqué le mouvement ouvrier et la gauche jusque dans les années 1970. C’est de ce point de vue que la dimension internationale du Front populaire apparaît comme un creuset, où exilés et émigrés participent d’une culture antifasciste qui devient la matrice d’un engagement politique durable prolongé dans les combats de la résistance et ceux de l’après-guerre. L’attention ici portée aux différentes dimensions du Front populaire, alliance politique, courant idéologique, mouvement social ou expérience gouvernementale est particulièrement fructueuse dans le cadre d’une réflexion attentive à la longue durée. S’il ne s’agit nullement de nier l’originalité du Front populaire comme événement, il est important cependant de l’inscrire dans l’histoire politique et sociale séculaire nationale et internationale, tant du point de vue de ses références idéologiques et institutionnelles que des pratiques politiques collectives et individuelles. En cela l’actualité du Front populaire garde tout son sens au moment où la gauche préoccupée de l’avenir revisite son histoire.
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Yves Schwartz, Expérience et connaissance du travail
Schwartz Yves, Expérience et connaissance du travail, Nouvelle édition augmentée d’une postface de l’auteur, Réimpression photo-numérique de l’édition de 1988, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2012, Isbn : 9782353670079, 920 p., 138×245 mm, 50 €, disponible en librairie. Que sait-on aujourd’hui du travail des hommes ? Peu de choses encore, sera-t-on tenté de dire après avoir lu ce livre. La culture savante, jusque dans ses plus brillantes synthèses, n’apporte qu’une faible lumière sur cette expérience tout à la fois essentielle et banale. Mais prendre connaissance du travail, comprendre son histoire, anticiper ses développements futurs – le travail va-t-il « disparaître» ?, etc. – ne demande-t-il pas, justement, que soient soumis à la critique quelques-uns des présupposés les mieux partagés de notre culture? Le parcours d’investigation de cet ouvrage majeur, publié pour la première fois en 1988, conserve à cet égard la plus vive actualité : les formes planétaires du travail, si diversifiées, si prodigieusement évolutives, ne cessent de réalimenter nos interrogations sur cette étrange contrainte de produire dans laquelle l’humanité, depuis les temps les plus reculés, s’éprouve et s’invente. Dans quelles conditions la pensée conceptuelle, les gouvernances sociales du travail ont-elles chance de s’affronter à l’activité industrieuse sans en mutiler les réelles dimensions, sans s’aveugler à ses réserves d’alternatives, sans reproduire des crises multiformes ? Cet ouvrage qui a été produit en cherchant à repenser les rapports entre les métiers intellectuels et les patrimoines en faible visibilité des mondes du travail apporte une contribution essentielle à ces questions cruciales.
Auteur (s):Schwartz Yves
Titre du livre:Expérience et connaissance du travail
Engels Friedrich, Écrits de jeunesse 2, Manchester Image
Engels Friedrich, Écrits de jeunesse 2, Manchester
Engels Friedrich, Écrits de jeunesse, tome 2, Manchester, 1842-1844, « Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Code barre : 9782353670116, 360 p., 148×236 mm, 28 €, Sortie en librairie le 14 juin 2018. Le premier volume des Écrits de jeunesse d’Engels rassemblait les textes de l’étudiant allemand jusqu’à son départ pour l’Angleterre en novembre 1842. À 22 ans, il part travailler dans la fabrique de l’entreprise textile familiale à Manchester, foyer de la révolution industrielle et du mouvement ouvrier anglais. Pendant ce premier séjour de plus deux ans, il envoie régulièrement des contributions à des journaux allemands notamment les Annales franco-allemandes où il publie sa célèbre Contribution à la critique de l’économie politique. Mais la plupart de ses articles procèdent surtout d’un regard documenté et critique sur la Grande-Bretagne des années 1840, celle de l’industrialisation et du libéralisme. Engels traite des développements de l’industrie textile, de la question des lois céréalières et du libre-échange, de la formation de la classe ouvrière et de l’exploitation à laquelle elle est confrontée. Tous ces ingrédients feront la matière de La Situation de la classe laborieuse en Angleterre dont une nouvelle traduction sera publiée prochainement par la Geme. Par ailleurs, Engels entame fin 1843 une collaboration avec deux journaux britanniques : l’hebdomadaire owéniste The New Moral World ; puis le journal chartiste The Northern Star. Dans ces périodiques, la position d’Engels est différente : s’étant lié aux milieux radicaux et socialistes britanniques, il s’agit pour lui de leur faire connaître la situation sur le continent, en particulier dans les États de langue allemande. C’est dans ce cadre qu’il publie des textes majeurs comme La Marche de la réforme sociale sur le continent. Ce volume de la Geme dirigé et longuement préfacé par Fabrice Bensimon, professeur d’histoire et de civilisation britanniques à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste du mouvement ouvrier anglais des années 1840, se propose de faire connaître un parcours intellectuel et politique méconnu, celui d’Engels pendant les deux années antérieures à son travail avec Marx, quand, journaliste et polémiste, de plus en plus engagé dans le combat démocratique et socialiste, il est l’observateur lucide et érudit des transformations sociales et politiques de trois nations. Il donne, poursuivant le travail du premier volume, une traduction suivie de textes souvent inédits et essentiels à la compréhension des enjeux historiques, politiques et économiques de l’Europe avancée du milieu du XIXe siècle. Des textes annexes permettent de situer l’œuvre d’Engels dans les débats et les réalités de l’époque
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Roger Martelli, Communistes en 1968, le grand malentendu
Martelli Roger, Communistes en 1968, le grand malentendu, « Histoire », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670536, 304 p., 148×236 mm, 22 €, Sortie en librairie le 3 mai 2018. Il est des moments où une force bien installée se heurte à des évolutions sociales qui la déconcertent et auxquelles elle ne sait pas s’adapter. Il est des événements si déstabilisants que, si l’on n’y prend garde, le mort finit par saisir le vif. C’est ce qui est advenu au Parti communiste français en 1968.       En mai, il ne veut voir, dans le grand mouvement né de la colère étudiante, que ce qu’il connaît : une pulsion du mouvement ouvrier historique, une resucée de juin 1936. Il ne comprend pas que le mouvement tumultueux annonce l’entrée dans une phase nouvelle, qui se défie de tous les ordres du passé, qui affaiblit les stratégies habituelles et que les cultures anciennes ne peuvent plus englober. Un peu plus tard, à l’été, le PCF est confronté à un autre événement qui va contribuer à éroder un autre identifiant du communisme du XXe siècle. En août 1968 l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Union soviétique et par plusieurs de ses alliés met fin au « Printemps de Prague », une des tentatives visant à réconcilier enfin le parti pris égalitaire et l’irrépressible désir de liberté. Cette fois, le PCF se résout, la mort dans l’âme, à refuser l’acte désastreux. Mais il hésite à aller jusqu’au bout de son choix, par réalisme et par peur de se renier. L’addition sera lourde… mais plus tard. L’ouverture des archives permet de jeter un œil nouveau sur les péripéties de cette année 1968. Ce livre essaie de mettre en perspective les regards neufs des historiens. Roger Martelli, historien, est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du communisme en France. Il a été dirigeant du PCF. G M T Detect languageAfrikaansAlbanianArabicArmenianAzerbaijaniBasqueBelarusianBengaliBosnianBulgarianCatalanCebuanoChichewaChinese (Simplified)Chinese (Traditional)CroatianCzechDanishDutchEnglishEsperantoEstonianFilipinoFinnishFrenchGalicianGeorgianGermanGreekGujaratiHaitian CreoleHausaHebrewHindiHmongHungarianIcelandicIgboIndonesianIrishItalianJapaneseJavaneseKannadaKazakhKhmerKoreanLaoLatinLatvianLithuanianMacedonianMalagasyMalayMalayalamMalteseMaoriMarathiMongolianMyanmar (Burmese)NepaliNorwegianPersianPolishPortuguesePunjabiRomanianRussianSerbianSesothoSinhalaSlovakSlovenianSomaliSpanishSundaneseSwahiliSwedishTajikTamilTeluguThaiTurkishUkrainianUrduUzbekVietnameseWelshYiddishYorubaZulu AfrikaansAlbanianArabicArmenianAzerbaijaniBasqueBelarusianBengaliBosnianBulgarianCatalanCebuanoChichewaChinese (Simplified)Chinese (Traditional)CroatianCzechDanishDutchEnglishEsperantoEstonianFilipinoFinnishFrenchGalicianGeorgianGermanGreekGujaratiHaitian CreoleHausaHebrewHindiHmongHungarianIcelandicIgboIndonesianIrishItalianJapaneseJavaneseKannadaKazakhKhmerKoreanLaoLatinLatvianLithuanianMacedonianMalagasyMalayMalayalamMalteseMaoriMarathiMongolianMyanmar (Burmese)NepaliNorwegianPersianPolishPortuguesePunjabiRomanianRussianSerbianSesothoSinhalaSlovakSlovenianSomaliSpanishSundaneseSwahiliSwedishTajikTamilTeluguThaiTurkishUkrainianUrduUzbekVietnameseWelshYiddishYorubaZulu Text-to-speech function is limited to 200 characters Options : History : Feedback : Donate Close
Auteur (s):Martelli Roger
Titre du livre:Communistes en 1968, le grand malentendu
État de la diffusion:disponible en librairie