Judith Butler, Deux lectures du jeune Marx

Butler Judith, Deux lectures du Jeune Marx, « Les irrégulières », Les Éditions sociales, Paris, 2019, Isbn : 9782353670604, 120 p., 110×175 mm, 10 €, sortie le 17 octobre
 
« La relation qu’entretient le corps humain avec la nature tout entière est essentielle pour le corps humain, tout comme la relation qu’entretient la nature avec le corps humain s’avère essentielle pour la nature. »
 
Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste.
Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l’a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme « corps inorganique de l’homme » développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture.
Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l’ENS de la rue d’Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales œuvres de Judith Butler.
Dans la seconde partie de l’ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l’occasion de repenser la tâche de la philosophie comme « critique impitoyable » et sans cesse
recommencée de l’ordre établi.
La traduction a été réalisée par Juan Sebastian Carbonell, Francis Haselden, Vincent Heimendinger et Marion Leclair.

Michael Heinrich, Karl Marx et la naissance de la société moderne

Heinrich Michael, Karl Marx et la naissance de la société moderne, tome 1, 1818-1841, « Les Éclairées », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670444, 560 p., 140×205 mm, 25 €, Sortie en librairie le 26 septembre 2019

À l’opposé de la plupart des biographes de Marx qui l’ont enfermé dans des schémas simplificateurs, Michael Heinrich montre que le travail de Marx n’existe que comme projet inachevé, qu’il consiste en une succession de débuts fascinants, d’accidents et de bifurcations. Cette démarche lui permet de brosser le portrait de Marx en homme moderne.
Ce premier tome d’une biographie intellectuelle essentielle s’attache aux années de jeunesse de Marx à Trèves, Bonn et Berlin, la phase la plus méconnue de sa vie. Cette période est pourtant riche d’événements et de moments importants de son cheminement intellectuel : son cadre familial, ses années de lycée, ses essais poétiques, sa confrontation avec la religion, sa thèse de philosophie, ses études de droit, sa critique de Hegel ou encore son amitié avec Bruno Bauer, dans la Prusse réactionnaire des années 1830.
 
Michael Heinrich, spécialiste en sciences politiques, participe au renouvellement de la lecture de Marx. Les traductrices et traducteurs de ce volume collaborent à la Grande Édition Marx et Engels.

Traduction coordonnée par Jean Quétier, Texte traduit de l’allemand par Victor Béguin, Alix Bouffard, Guillaume Fondu, Clément Fradin et Jean
Quétier.
 
 
 
 

Samuel Bamford, La Vie d’un radical anglais au temps de Peterloo

Bamford Samuel, La Vie d’un radical anglais au temps de Peterloo, traduit de l’anglais par Laurent Bury, « Histoire », Les Éditions sociales, Paris, 2019, Isbn : 9782353670352, 400 p., 148×236 mm, 25 €, Sortie en librairie le 20 juin 2019.
 

Manchester, 16 août 1819. Quelque 60 000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. À peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c’est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu’au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l’événement qui nous soit parvenu. Il raconte d’une plume alerte son engagement dans l’agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour des réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu’il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l’époque, mais aussi une foule d’anonymes des classes populaires.
Ces mémoires exceptionnels, publiés entre 1839 et 1842, « une lecture essentielle pour tout Anglais », selon l’historien E.P. Thompson, paraissent en français pour la première fois.

Traduction par Laurent Bury. Édition par Fabrice Bensimon, avec le concours de Robert Poole.

Friedrich Engels et Karl Marx, La Sainte Famille

Friedrich Engels et Marx Karl, La Sainte Famille, ou Critique de la critique critique, contre Bruno Bauer et consorts, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2019, Isbn : 9782353670550, 264 p., 148×236 mm, 20 €, Sortie en librairie le 2 mai 2019.

« Retournée à son point de départ, la Critique absolue a clos son cycle spéculatif et par là même le cycle de sa propre existence. Son mouvement ultérieur n’est que pur mouvement circulaire sur soi, bien au-dessus de tout intérêt de masse, et par conséquent sans le moins intérêt désormais pour la Masse. »

Marx et Engels se rencontrent en juillet 1844 et décident de rédiger un pamphlet contre leurs anciens amis jeunes-hégéliens pour en finir avec leur « vieille conscience philosophique ». C’est La Sainte Famille, ouvrage publié en février 1845.

Le point de vue critique qu’ils adoptent contre Bruno Bauer et les Jeunes hégéliens s’étend aussi à Eugène Sue, à Proudhon, et à d’autres figures de la modernité d’alors qui font l’objet d’une ironie acerbe et éclairée. Cet ouvrage constitue la première collaboration d’ampleur entre Marx et Engels, et donc une étape décisive de leur cheminement intellectuel commun. La Sainte Famille est un document exceptionnel sur l’état d’esprit de ces deux jeunes philosophes et publicistes qui affirment ici leur matérialisme et font leur premier pas vers le communisme.

Cette nouvelle édition est la réimpression du volume La Sainte Famille publié aux Éditions sociales en 1972.

Karl Marx et Friedrich Engels, Correspondance t.1 et 2 (1835-1851)

Marx Karl et Engels Friedrich, Correspondance, tome 1 et 2 (1835-1851), avec une préface de jean Quétier, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670512, 1040 p., 148×236 mm, 40 €, Sortie en librairie le 7 mars 2019.

Un reprint des éditions de 1968 et 1969. Les deux premiers tomes de la correspondance, traduite et éditée par Gilbert Badia et Jean Mortier, sont rassemblés en un seul volume et préfacés par Jean Quétier.

Ces tomes indisponibles depuis plusieurs années reparaissent alors que se profile pour l’automne 2019 la parution du volume 13 (1875-1880). L’édition de cette correspondance avait été arrêtée à la fin des années 1980. Elle reprend donc.

Préface de Jean Quétier

Pour écouter l’émission consacrée à cet ouvrage :