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1.

Alain

Alain Badiou, Qu'est-ce que j'entends par marxisme ?, collection Les propédeutiques, les Éditions sociales, Paris, octobre 2016, 125 × 190 mm, 96 pages, 8 €.
ISBN :  978-2-35367-029-1 (en librairie depuis le 20 octobre 2016)


À la mi-avril, Alain Badiou, à l’invitation des étudiants de l'ENS de la rue d'Ulm organisateurs du séminaire "Lectures de Marx", prononça une conférence sur le thème "Qu'est-ce que le marxisme ?" qui fut suivi d'un débat avec le nombreux public présent.
C'est cette conférence, réécrite pour le livre, que nous publions.
En peu de pages, Badiou partant de sa relation au marxisme, décortique ce que sont pour lui les sources, les développements et les avatars du marxisme. Il esquisse ainsi un replacement de toute une série de concepts marxiens, centrant son analyse sur la lutte des classes et le discernement des intérêts des classes sociales. Il en sort une définition du marxisme comme "pensée de la transformation du discernement en action". Il évite ainsi beaucoup des écueils liés aux définitions univoques du marxisme, soit comme science, soit comme politique. Il donne ainsi une définition qui lie étroitement le savoir, la discussion et sa nécessité, à l'action politique.
Et en même temps, il pose la question de la modernité, montrant comment le capitalisme a gagné (pour l'instant) la bataille qui se joue là. En rapprochant marxisme et freudisme à cette occasion, il ouvre une perspective d'explication du passage de ces deux "pensées" du XIXe siècle dans le camp de la tradition, de l'obsolète, du vieux en montrant que l'un et l'autre se sont en quelque sorte usés, émoussés, l'un dans l'État (soviétique), l'autre dans l'institution psychiatrique.

Table des matières :
Bonjour p. 7
Alain Badiou : Qu'est-ce que j'entends par marxisme ? p. 9
Présentation du séminaire Lectures de Marx p. 75

Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Badiou Alain
2.

Bruno

Trentin Bruno, Le travail et la liberté, préface de Jack Ralite, collection Les Parallèles, les Éditions sociales, Paris, avril 2016, 125 × 190 mm, 192 pages, 10 €.
ISBN :  978-2-35367-026-0 (en librairie depuis le 8 avril 2016, 39 mars du calendrier Nuit debout)


L’extension de la démocratie hors du lieu de travail a marqué les conquêtes du mouvement ouvrier bien plus que la réduction de l’inégalité des pouvoirs entre les détenteurs de l’autorité dans les entreprises et le travail subordonné.

Cette affirmation, à l’ouverture de ce livre de Bruno Trentin, secrétaire général dans les années 1990 de la CGIL, le grand syndicat italien, bouscule bien des débats et des combats sur le travail aujourd’hui.La gauche, fascinée par la conquête de l’État, finit par se contenter d’un accompagnement « social » des dégâts du travail alors que la conquête immédiate des libertés dans le travail serait un moyen de faire reculer la subordination dans les entreprises et dans toute la société.

La contribution de Trentin pourrait-elle renouveler la vision du travail dans la culture politique et permettre des mobilisations pour sortir de l’impasse dans laquelle nos sociétés s’enfoncent ?

L’action, en tout cas, est possible, montre la préface de Jack Ralite, si la démocratie retrouve ses racines dans le travail de chacun et de tous.

Traduit de l’italien par Livia Scheller et Georges Ferrandiz


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Trentin Bruno Ralite Jack
3.

Engels

Engels Friedrich, Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande (bilingue), En annexe : [Thèses sur Feuerbach] de Karl Marx et lettres d'Engels (1890-1895)., collection Bibliothèque du marxisme bilingue, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 105 × 175 mm, 216 pages, 9 €.
ISBN :  2-209-05346-3 (en vente)


Feuerbach est généralement considéré comme le lien essentiel entre Hegel et Marx, qui se réclame de ses idées avant de lui reprocher les insuffisances de son matérialisme dans les Thèses sur Feuerbach. Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, publié pour la première fois en 1866, à l'occasion de la critique d'un livre d'un auteur allemand, Starcke, sur Feuerbach, fut écrit à un moment où les idées marxiennes se répendaient dans le monde occidental et où la philosophie classique allemande connaissait, à l'étranger, une sorte de résurrection. Engels y expose les grands traits du "matérialisme dialectique" dont l'élaboration marque la fin de la "conception idéologique de la philosophie allemande". Il montre ce que cette élaboration doit à la dialectique idéaliste hégélienne et au matérialisme contemplatif de Feuerbach et en quoi elle rompt avec eux pour constituer une nouvelle conception du monde. Dans cet ouvrage, Engels, reconnaissant l'influence de Feuerbach sur ses années d'apprentissage et celles de Marx,dégage l'originalité du matérialisme dialectique et historique dont les deux amis se réclament. Cette édition contient les Thèses sur Feuerbach écrites par Marx en 1845 et qui sont considérées comme un moment crucial d'élaboration théorique.

Cet ouvrage essentiel, d'un abord aisé, est présenté dans l'édition bilingue de 1972, avec un avertissement du philosophe Jean-Pierre Cotten. La traduction, basée sur celle de la fille de Marx, Laura Lafargue, a été révisée par Engels, et entièrement revue par Emile Bottigelli dans les années 1960. (L'illustration ci-contre représnte la couverture de l'édition de 1945)


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Engels Friedrich
4.

Florian

Florian Gulli et Jean Quétier, Découvrir Marx, collection Les propédeutiques, les Éditions sociales, Paris, septembre 2016, 110 × 175 mm, 140 pages, 9 €.
ISBN :  978-2-35367-028-4 (en librairie depuis le 15 septembre 2016)


Est-il encore besoin de découvrir Marx ? Comme souvent, ce qui semble su comme une sorte d’évidence est en réalité mal connu. Ce qui s’applique particulièrement à Marx tant le rapport à son œuvre fut l’occasion de grandes passions, de belles actions et de méfaits terribles. Marx n’en finit pas d’interpeller ceux qui s’essaient à penser nos sociétes et leurs mouvements, les actions humaines et leurs effets.
Découvrir Marx, c’est laisser de côté les formules et les simplifications pour se confronter directement aux écrits de l’auteur. Cet ouvrage, accessible à tous, présente, explique et commente douze textes de Karl Marx, douze textes utiles à la compréhension du monde moderne dont il fut l’un des grands annonciateurs et des plus subtils critiques.
Florian Gulli et Jean Quétier sont professeurs de philosophie.

Table des matières :
Table des matières
Introduction 7
Karl Marx : une courte biographie 13
1. La lutte des classes 17
2. La vie détermine la conscience 27
3. Forces productives et rapports de production 37
4. L’histoire et ses fantômes 47
6. La Commune de Paris : « Le très possible communisme » 57
6. La marchandise 67
7. La survaleur 77
8. Les robinsonnades : problèmes
de méthode en économie politique 85
9. Classe en soi, classe pour soi 95
10. Communisme, travail et liberté 103
11. « Pour sauver la commune russe, il faut une révolution russe » 111
12. Les droits de l’homme et du citoyen : une déclaration ambiguë 119
Lire, comprendre, agir, une postface de Lucien Sève 127

Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Quétier Jean Marx Karl Gulli Florian
5.

Friedrich

Friedrich Engels, Écrits de jeunesse, tome 1, 1839-1842, le jeune Allemand hégélien, collection Geme, Les Éditions sociales, Paris, mai 2015, 148 × 236 mm, 432 pages, 30 €.
ISBN :  978-2-35367-010-9 (29 mai 2015)


Un nouveau volume de la Un livre de la Geme

Tout comme Marx, Engels a suivi une évolution sinueuse avant d’arriver aux idées qui sont restées associées à son nom. L’historiographie marxiste a souvent cherché dans leurs idées de jeunesse la préfiguration de celles de la maturité, mais on comprend mieux l’évolution philosophique et politique de l’un et de l’autre si l’on considère pour elles-mêmes et dans leurs spécificités les différentes étapes de leur formation intellectuelle. Telle est l’intention de ce volume de la Geme consacré aux écrits d’Engels à l’époque où il se définissait comme un « Jeune Allemand » et comme un « jeune hégélien ». Qu’Engels se soit totalement identifié à la Jeune Allemagne et au Jeune hégélianisme, qu’il en ait totalement adopté le style et poursuivi avec enthousiasme les objectifs, c’est ce que l’on pourra constater dans ce volume qui contribuera sans doute à corriger l’image qui reste aujourd’hui encore trop souvent attachée à son nom, celle d’un vulgarisateur dogmatique, sans talent ni originalité, des idées géniales de Marx. On constatera en outre qu’Engels ne s’est pas contenté de se fondre dans ce qui constituait, à la fin des années 1830 et au début des années 1840, les deux principaux courants de la gauche allemande. Il fut également l’un des seuls à chercher à les mettre en rapport et il le fit d’une façon originale. Après quelques indications biographiques, nous présenterons les grands axes et les principaux enjeux de ses publications entre 1839 et 1842 en considérant successivement le passage de la jeune Allemagne au Jeune hégélianisme, les modalités de la participation aux combats jeunes hégéliens, la critique de Schelling et la manière dont cette critique fut relancée un an plus tard par Marx.

Table des matières

Introduction

De la Jeune Allemagne au Jeune hégélianisme

7

Entre Börne et Hegel

10

L’« Anti-Schelling »

30

Engels et Marx, Jeunes hégéliens et critiques de Schelling

78

Conclusion : l’évolution des idées philosophiques et politiques d’Engels

93

Note sur la présente édition

99

Friedrich Engels, Écrits de jeunesse

Lettres de la vallée de la Wupper

103

Ernst Moritz Arndt

129

Schelling sur Hegel

147

Schelling et la révélation

157

Schelling, le philosophe en Christ

209

Journal d’un auditeur

231

Libéralismes d’Allemagne du Nord et d’Allemagne du Sud

239

Polémique contre Leo

243

Le Triomphe de la foi

247

Alexander Jung, Leçons sur la littérature allemande moderne

281

Contribution à la critique des lois sur la presse en Prusse

299

Frédéric-Guillaume IV, roi de Prusse

309

Annexes

Schelling, Préface à un écrit philosophique de M. Victor Cousin

321

Ludwig Börne, Gallophobie de M. Menzel

337

Ludwig Börne, Lettres de Paris

343

Karl Gutzkow, Sur la philosophie de Hegel

347

Moses Hess, La triarchie européenne

351

Moses Hess, Les partis politiques en Allemagne

363

Bruno Bauer, Le Mythe de Hegel

369

Edgar Bauer, Le Juste-Milieu

373

Arnold Ruge, Préface à l’année 1841 des Annales allemandes

403

Arnold Ruge, À Moritz Fleischer

407

Lettre de Karl Marx à Ludwig Feuerbach, 3 octobre 1843

409

Premier brouillon de réponse de Ludwig Feuerbach à Karl Marx

413

Manuscrit de Ludwig Feuerbach contre Schelling

417

Bibliographie sélective

421




Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Engels Friedrich
6.

Ivar

Ivar Oddone, Alessandra Re, Gianni Briante, Redécouvrir l'expérience du travail, précédé de "De Mayo à Oddone, l'instruction au sosie" par Yves Clot, collection Les parallèles, Les éditions sociales, Paris, octobre 2015, 125 × 190 mm, 260 pages, 16 €.
ISBN :  978-2-35367-021-5 (en librairie le 1er octobre 2015)


Le livre d’Oddone permet de poser cette question redevenue moderne : comment affronter la crise du travail qui abime la société tout entière ? L’écho de ce livre dans celui de Bruno Trentin qui appellait à dépasser le fordisme et la subordination du travail en dit long sur son audace.
Le travail, où se trouve la racine de toutes les dominations, est toujours le refoulé de la vie politique qui se porte comme on sait. Bien au-delà des ouvriers aujourd’hui, la santé au travail est empoisonnée par l’énergie gâchée dans un travail ni fait ni à faire et pose tout simplement le problème de sa gouvernance.
Le livre d’Oddone permet de comprendre toutes les ressources disponibles pour sortir de cette impasse, de voir l’efficacité là où elle est : dans le travail réel. Et dans le même mouvement il refond la psychologie du travail.
Depuis la première publication du livre en France en 1981, à côté d’autres initiatives, Yves Clot et ses collègues, au sein de la chaire de psychologie du travail du CNAM, utilisent l’instruction au sosie pour la formation des psychologues et l’intervention dans les organisations. Cette reprise de la démarche d’Oddone, son hybridation avec la psychologie de l’activité promue par Vygotski méritaient un inventaire. C’est chose faite avec cette nouvelle édition et la préface d’Yves Clot tout entière habitée par le souci de l’action.
Traduit de l’italien par Ivano et Marie-Laure Barsotti


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Clot Yves Oddone Ivar
7.

Jacques

Jacques Bidet, Marx et la Loi travail, Le corps biopolitique du Capital, collection Les parallèles, les Éditions sociales, Paris, octobre 2016, 125 × 190 mm, 88 pages, 8 €.
ISBN :  978-2-35367-031-4 (en librairie depuis le 14 novembre 2016)


Au moment où fleurissent les lois-travail et autres jobs acts qui réduisent le droit aux convenances du profit, quand il s’agit de la vie des gens et pour beaucoup de leur survie au quotidien, il peut être éclairant de reprendre à partir de là l’héritage marxiste. En vue d’aller plus loin.

Ce livre revient sur l’œuvre centrale de Marx, Le Capital, en s’appuyant en particulier sur le chapitre « La journée de travail ». L’analyse marxienne noue intimement toutes les composantes – économique, sociologique, psychopathologique, juridique et politique – de l’exploitation. Elle culmine sur « la lutte pour la journée normale de travail », pour son inscription dans la législation : premier grand soulèvement, syndical et politique, de la classe ouvrière contre le pouvoir capitaliste. Ainsi est né le droit du travail. Le paradoxe est que c’est à partir de lui que prend sens la théorie dite (à tort) de la « valeur-travail », et tout ce qui en découle.

Jacques Bidet, professeur émérite à l’Université de Paris-Ouest-Nanterre, fondateur d’Actuel Marx, est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés à une théorie critique du monde moderne inspirée de Marx – qui ont fait l’objet de traductions en une dizaine de langues.

C’est dans ce cadre qu’il propose ici, sous la houlette de deux témoins critiques : Althusser et Foucault, une véritable introduction méthodique à la lecture du Capital, à l’idée de corps biopolitique.

Table des matières :

Introduction

Les trois corps du travailleur moderne

N1 : le corps-au-travail en général (la production en général)  
N2 : le corps-au-travail marchand (la production marchande)   
N3 : le corps-au-travail salarié (la production capitaliste)

Corps mortel et corps juridique, corps social et corps propre

Qui dispose du corps du salarié ? 
Un corps incorporé ?  
Un corps à reproduire ? Un corps à jeter ?  
Le corps mortel de la « théorie de la journée de travail »   
Le corps-en-contrat : corps social en débat   
Un corps propre, singulier, nominaliste

Corps national, corps genré, corps étranger

Corps en lutte, corps légal, corps interpellé   
Corps sexué, corps enfant, corps étranger

Conclusion


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Bidet Jacques
8.

Jean

Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, 4 volumes, collection Les Essentielles, Les Éditions sociales, Paris, septembre 2014, 148 × 236 mm, 4723 pages, 120 €.
ISBN :  978-2-35367-013-0, et suivants (les 4 volumes sont parus)


Devenue introuvable depuis plus de vingt ans, l'Histoire socialiste de la Révolution française de Jean Jaurès est pourtant une des plus importantes histoire des événements révolutionnaires jamais écrites. Reconnue comme source d'inspiration majeure par les plus grands historiens à l'échelle internationale, elle fut une des premières histoires de la Révolution qui traita de dimensions jusqu'alors presque inconnues : les mouvements populaires, l'histoire économique mais aussi l'histoire des mouvements révolutionnaires en Europe et les luttes anticoloniales

au sujet desquels presque personne n'avait porté attention avant lui.

Elle est aussi un chef d'œuvre d'écriture et de lyrisme, évoquant au plus près les acteurs et les scènes tragiques de la Révolution. La présente édition reprend le remarquable travail d'érudition et d'appareil critique d'Albert Soboul, les propos introductifs de Madeleine Rebérioux et Ernest Labrousse, tout en proposant deux nouvelles préfaces des spécialistes actuels reconnus de l'histoire du socialisme (Jean-Numa Ducange) et de la Révolution française (Michel Biard), faisant le point sur les recherches sur Jaurès et la Révolution depuis les années 1970.

Quelques documents annexes, parfois inédits, sur la réception de l'oeuvre, complètent l'ensemble.

L'Histoire socialiste de la Révolution française de Jean Jaurès parut entre 1900 et 1903 sous forme de livraisons bihebdomadaires chez Jules Rouff. Les 4 gros gros volumes rouges sortirent de décembre 1901 à 1904.

Une première édition fut réalisée par Albert Mathiez dans les années 1920. Notre édition reprend celle des ES, dirigée par Albert Soboul (7 volumes reliés entre 1967 et 1968,  illustré de 450 reproductions, principalement de gravures).

Une édition broché avait été republié, sans illustrations, entre 1984 et 1989, à l'occasion du bicentenaire de la révolution française.

Pour commander les quatre volumes : ici


Une vidéo de la fondation Jean Jaurès : Jaurès et la Révolution française, par Jean-Numa Ducange


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Soboul Albert Ducange Jean-Numa Jaurès Jean
Les documents à consulter : Jaurès Tables des matières 1968
9.

Karl

Karl Marx, Critique du programme de Gotha, collection Geme, Les éditions sociales, Paris, mai 2008, 110 × 180 mm, 144 pages, 5 €.
ISBN :  978-2-35367-001-7 (en vente)


la veille du congrès d'unification de 1875, Karl Marx commente le programme des sociaux-démocrates allemands.Cette nouvelle traduction et l'appareil critique qui l'entoure replace le commentaire de Marx dans les circonstances de son écriture, et particulièrement dans le débat qu'il entretient avec les idées de Ferdinand Lassalle.
La Un livre de la Geme, grande édition Marx et Engels, est une nouvelle traduction en français et, en 2015, une collection électronique de l'ensemble des oeuvres, des articles, des manuscrits et de la correspondance de Karl Marx et de Friedrich Engels.


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Dayan-Herzbrun Sonia Ducange Jean-Numa
10.

Karl

Karl Marx, Le Capital livre I, Le développement de la production capitaliste, nouvelle édition entièrement revue en 2015 par Jean-Pierre Lefebvre, traduction de la quatrième édition allemande, avec une nouvelle préface sur les choix de traduction 2016., collection Les Essentielles, Éditions sociales, Paris, juin 2016, 148 × 236 mm, 944 pages, 25 €.
ISBN :  978-2-35367-012-3 (en librairie depuis le 28 novembre 2016)


Le Capital livre I, Le développement de la production capitaliste, édition Jean-Pierre Lefebvre, publiée en 1983 par les Éditions sociales, traduction de la quatrième édition allemande (1890), est entièrement revue par le traducteur.
Vous pouvez sur ce site consulter et télécharger le chapitre premier du Capital, vous y trouverez en particulier le fameux passage sur le fétichisme de la marchandise qui commence ainsi :

"A première vue, une marchandise semble une chose tout ordinaire qui se comprend d'elle-même. On constate en l'analysant que c'est une chose extrêmement embrouillée, pleine de subtilités métaphysiques et de lubies théologiques. Tant qu'elle est valeur d'usage, elle ne comporte rien de mystérieux, soit que je la considère du point de vue des propriétés par où elle satisfait des besoins humains, ou du point de vue du travail humain qui la produit et lui confère ainsi ces propriétés. Il tombe sous le sens que l'homme modifie par son activité les formes des matières naturelles d'une façon qui lui est utile. La forme du bois, par exemple, est modifiée quand on en fait une table. La table n'en reste pas moins du bois, chose sensible ordinaire. Mais dès qu'elle entre en scène comme marchandise, elle se transforme en une chose sensible suprasensible. Elle ne tient plus seule­ ment debout en ayant les pieds sur terre, mais elle se met sur la tête, face à toutes les autres marchandises, et sort de sa petite tête de bois toute une série de chimères qui nous surprennent plus encore que si, sans rien demander à personne, elle se mettait soudain à danser..."


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Marx Karl Lefebvre Jean-Pierre
Les documents à consulter : Le chapitre 1 du Capital Programme de l'agrégation de philosophie 2015 Programme de l'agrégation de philosophie 2015
Les documents à télécharger : Avant-propos2016
11.

Karl

Karl Marx, Le Chapitre VI, Manuscrits de 1863-1867. Le Capital, livre 1, collection Les Poches Geme, Les Éditions sociales, Paris, septembre 2010, 110 × 175 mm, 288 pages, 12 €.
ISBN :  978-2-35367-005-5 (en vente)


Le texte du « Chapitre VI » du Capital, rédigé en 1864, est resté inédit jusqu'en 1933, où il fut publié en allemand et en traduction russe, dans le cadre des travaux de la première Mega.Il s'agit d'un des nombreux manuscrits qui ont concouru à la rédaction du Capital. Son degré de rédaction, sa proximité avec l'édition du Livre I en 1867, en font un texte particulièrement intéressant, les concepts y montrent en effet une étape très proche de leur contenu final dans ce Livre I.Le texte a été traduit en français de façon seulement partielle par Maximilien Rubel dans le tome II de son anthologie de textes économiques de Marx chez Gallimard, à La Pléiade, puis a fait l'objet d'une traduction intégrale par Roger Dangeville parue chez 10/18 en 1971. Mais cette unique édition française complète n'est plus disponible et elle souffre de plusieurs défauts qui empêchent de la tenir pour fiable. La nouvelle traduction publiée par les Éditions sociales, deuxième volume de la Un livre de la Geme, a été produite par un groupe de grands connaisseurs de la langue allemande et des textes de Marx : inutile de présenter Lucien Sève dans ce cadre, Gérard Cornillet travailla à l'édition des textes de Marx et de Engels par les Éditions sociales de 1978 à 1992, Laurent Prost est un jeune philosophe germaniste spécialiste de linguistique. Le processus de concertation et de mise au point a duré deux années, où on a discuté méthode et traductions. Les choix opérés influeront largement sur les prochaines traductions des autres volumes de l'œuvre économique de Marx.La sortie de ce nouveau volume sera accompagnée lors du Congrès Marx international VI, d'une discussion sur les concepts économiques de Marx, en particulier celui de « Mehrwert », pour lequel l'équipe a choisi de suivre Jean-Pierre Lefebvre, traducteur des Grundrisse et du Capital I (4e édition), avec « survaleur », contre « plus value ».


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Sève Lucien Cornillet Gérard Prost Laurent
12.

Karl

Karl Marx, Le Travail et l'émancipation, textes choisis, présentés par Antoine Artous, collection Les Parallèles, les Éditions sociales, Paris, septembre 2016, 125 × 190 mm, 226 pages, 12 €.
ISBN :  978-2-35367-025-3 (en librairie depuis le 15 septembre 2016)


Émancipation par le travail, émancipation hors du travail. Les tenants de l’une ou l’autre se réclament de Marx, tant hier qu’aujourd’hui.
Marx a en effet multiplié les axes de recherche et les textes, analysant les bouleversements du travail portés par le développement du capital, – qu’il a connu et qu’il anticipa –, depuis le travail de type artisanal jusqu’au « machinisme » qui transforme les producteurs en appendices de la machine.
Ainsi, en suivant les progrès du capitalisme et du mouvement ouvrier, il empruntait souvent de nouvelles voies critiques, remaniant sans cesse sa pensée, des premiers textes des Manuscrits de 1844 jusqu’à la Critique du programme de Gotha (1875), en passant par les pages inspirées des Grundrisse et du Capital.
Le choix présenté et commenté par Antoine Artous offre un éclairage historique et dialectique de ces évolutions et de ces ruptures dans la pensée de Marx, en même temps qu’il constitue une introduction à la lecture du monde actuel et aux interrogations multiples autour du travail et de son rôle dans les renouvellements possibles du devenir humain.


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Marx Karl Artous Antoine
13.

Lucien

Lucien Sève, Pour une science de la biographie, suivi de "Formes historiques d'individualité", collection Les parallèles, Les éditions sociales, Paris, septembre 2015, 125 × 190 mm, 80 pages, 8 €.
ISBN :  978-2-35367-020-8 (en librairie depuis le 24 septembre 2015)


La psychologie est-elle cette présentation raisonnée des mouvements des souris dans des labyrinthes ou des liens entre les fonctions mémorielles et les zones du cerveau, ou bien peut-elle nous permettre de comprendre le mouvement et la logique des biographies individuelles, de la formation d’un individu humain tout au cours de son existence ?

Le livre de Lucien Sève rassemble la préface à la 4e édition allemande de Marxisme et Théorie de la personnalité à paraître en 2015 et un texte très court sur les formes d’individualité, concept clé de sa « psychologie », paru dans l’encyclopédie marxiste allemande de 2002. A eux deux ils forment une présentation simple de cette science de la biographie à travers 60 ans de travaux, articles et livres.

Le premier, version française de la préface à la 4e édition allemande de Marxisme et théorie de la personnalité, suit la chronologie des idées qui, en construisant cette théorie de la personnalité, ont construit la personnalité de son auteur.
Il y détaille les débats qui l’ont opposé aux pavloviens, aux psychologues expérimentalistes, aux partisans des « dons », à son ami Louis Althusser, en lui permettant d’affiner sa conception. On y croise Marx bien sûr, et aussi Stendhal, Politzer, Vygotski, Freud, Oddone, Clot, S. Jay Gould… pour chaque fois, expliquer une notion, faire naitre un concept, éclaircir une question fondamentale.

Le second présente l’apport spécifique de Marx à cette réflexion. Toujours considéré comme penseur des formations sociales et de l'histoire, ce qu'il est bien sûr, Marx est aussi du même mouvement penseur des formations individuelles correspondantes, des formes historiques d'individualité, base de cette science psychologique effective.


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Sève Lucien
14.

Marco

Marco Di Maggio,, Les Intellectuels et la stratégie communiste, Une crise d'hégémonie (1958-1981), collection Histoire, Les Éditions sociales, Paris, mars 2013, 148 × 236 mm, 348 pages, 25 €.
ISBN :  978-2-35367-009-3 (en vente le 28 mars 2013)


Après la mise à mal du despotisme stalinien par Nikita Khrouchtchev en 1956, les partis communistes durent faire face au vide intellectuel et théorique laissé par l’effacement du dogme. C’est à cette situation que fut confronté, comme d’autres, le Parti communiste français. Vingt-cinq ans plus tard, en 1981, l’effondrement de son influence électorale, politique et culturelle sonne le glas d’une longue tentative d’aggiornamento, de mise à jour, qui ne fut qu’un long ajournement du déclin.
C’est sur ce sujet que Marco Di Maggio a soutenu sa thèse de doctorat d’histoire préparée conjointement à l’université de Dijon et à la Sapienza de Rome. Le livre qu’il en tire pour le public tente de comprendre cet échec à travers un mouvement double qui s’attache au rôle joué dans l’élaboration de la politique du PCF par les intellectuels, par la fonction de production théorique dans le cadre du débat politique et stratégique au sein du groupe dirigeant. Cette vision originale, inspirée de Gramsci, l’amène à étudier les principales oppositions à la démarche de la direction, qui seules parviennent à susciter le débat sans influer cependant sur la stratégie.
Marco Di Maggio a bénéficié de l’ouverture des archives de la direction du PCF, en particulier des enregistrements sonores des séances de son comité central et des fonds de plusieurs personnalités du parti. Le lecteur entend donc ici les échos de quelques rudes controverses, il assiste aux chausse-trappes et empêchements dressés par les uns et les autres, il accède à la lettre des discussions des organismes dirigeants, des échanges de courriers, en même temps qu’il est éclairé sur les contenus des débats, les arguments échangés.
Ce travail, par sa démarche même, appelle en retour débats et recherches dont Serge Wolikow, dans sa postface, éclaire les larges enjeux pour le travail historien aujourd’hui.
Traduit de l’italien par Élise Melot et l’auteur
Postface de Serge Wolikow


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Di Maggio Marco Wolikow Serge
Les documents à consulter : Une présentation du livre de Marco Di Maggio Introduction Table des matières Postface de Serge Wolikow La couverture
Les documents à télécharger : Les premières pages du Di Maggio en epub
15.

Marx

Marx Karl, Engels Friedrich, Correspondance, tome 01 (1835-1848), collection Bibliothèque du marxisme, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 660 pages, 14 €.
ISBN :  2-209-02545-1 (en vente)


Dans ce premier volume sont publiées les lettres de jeunesse. On ne saurait trop souligner leur intérêt historique, mais en même temps leur caractère vivant, leur pétulance, leur liberté d'expression. Leurs auteurs ont entre vingt et vingt-cinq ans. Durs avec leurs adversaires, en proie aux pires difficultés, ils savent rire et on se prend soi-même souvent à sourire en leur compagnie. En lisant cette correspondance, maint lecteur verra peut-être apparaître un visage de Marx et d'Engels qu'il ne soupçonnaît pas : deux chroniqueurs de talent, lucides, perspicaces et érudits qui dépeignent une période passionnante de l'histoire du monde, ainsi que deux amis fidèles, partageant une convergence politique profonde, un respect et un confiance réciproque totale. Enfin, il faut signaler que c'est en 1844 que Marx rédige ses premiers "Manuscrits", en 1845, avec Engels, qu'il publie La Sainte Famille et rédige L'Idéologie allemande, en 1847 que paraît Misère de la philosophie et en 1848 qu'est proclamé le Manifeste du parti communiste. De son côté, en 1845 Engels avait fait paraître La Situation de la classe laborieuse en Angleterre. En juin 1848, en pleine révolution européenne, on assiste au lancement du premier numéro de La Nouvelle Gazette rhénane qui paraîtra jusqu'en 1849. L'ouvrage est complété par une liste de "Repères biographiques et chronologiques", un index des publications et un index des noms cités.


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Marx

Marx Karl, Engels Friedrich, Correspondance, tome 02 (1849-1851), Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 420 pages, 14 €.
(actuellement épuisé, bientôt disponible en format numérique sur ce site)


A la différence de la pétulance et de la richesse d'impression du premier volume, ce second volume - qui compte quelques lettres de l'épouse de Marx, épistolière de grand talent, elle aussi - est tout entier recouvert d'un voile gris et noir. La révolution de 1848 a échoué. Marx et Engels sont bannis d'Allemagne, pour eux commence la longue nuit, le long ennui de l'exil. S'y ajoutent pour Marx une misère matérielle atroce et des soucis familiaux de tous ordres. Engels l'ami fidèle de tous les instants, apporte son secours matériel chaque fois qu'il le peut. A Londres, où il a fini par échouer après être passé par la France et la Belgique, Marx se lance deans l'étude de l'économie. Sur le plan politique, une séparation s'opère au sein des émigrés issus de la révolution entre démocrates "petit-bourgeois" et communistes révolutionnaires. Marx et Engels s'attachent à la construction patiente d'un parti ouvrier en vue de la révolution future.. Marx étudie l'économie politique bourgeoise, en particulier Stuart Mill et écrit régulièrement pour le New York Daily Tribune. Engels publie La Guerre des paysans et étudie la stratégie militaire. Fin 1851-début 1852, Marx rédige Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte en reprenant des analyses d'Engels sur cette question.
L'ouvrage est complété par une liste de "Repères biographiques et chronologiques" et un index des noms cités.


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17.

Marx

Marx Karl, Engels Friedrich, Correspondance, tome 03 (1852-1853), collection Bibliothèque du marxisme, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 480 pages, 14 €.
(en vente)


Publiée sous la responsabilité de Gilbert Badia et Jean Mortier. Traduction par Gilbert Badia, Gérard Bernhard, Jean Chabert, Jacques Grandjonc, Paul Laveau, Isabelle Michot, Claude Sebisch, André Souyris, Jacques Verger, Line Vincent. Dans ce volume s'établit réellement entre les deux correspondant un échange permanent d'informations et d'idées, chacun informe l'autre de tout ce qu'il lit, de ses réflexions sur l'évolution politique du monde : on y trouve des ébauches de leurs ouvrages à venir. La tonalité de leur optique à l'époque est assez bien reflétée par ces lignes de Marx, à l'occasion de la naissance du fils d'un de leurs amis : Weydemeyer (25 mars 1852) : "Bonne chance pour le nouveau citoyen du monde ! On ne peut venir au monde à une époque plus formidable que de nos jours. Lorsqu'on ira en 7 jours de Londres à Calcutta, nous aurons depuis longtemps la tête tranchée ou le chef branlant. Et l'Australie, la Californie, et l'océan Pacifique ! Les nouveaux citoyens du monde ne comprendront pas à quel point notre monde était exigu." Pour qui voudrait étudier de près la méthode de travail et la "fécondation intellectuelle réciproque" des deux hommes, la lecture de ces lettres est indispensable. L'ouvrage est complété par une liste de "Repères biographiques et chronologiques", un index des publications et un index des noms cités.


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18.

Marx

Marx Karl, Engels Friedrich, Correspondance, tome 04 (1853-1857), collection Bibliothèque du marxisme, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 508 pages, 14 €.
(en vente)


Publiée sous la responsabilité de Gilbert Badia et Jean Mortier. Traduction par Gilbert Badia, Jacqueline Bencker, Gérard Bernhard, Lucien Calvié, Rose-Marie Chouroun, Jean-Claude François, Jena-Pierre Lefebvre, Jean Mortier, Jacques Omnès, Monika Ponsard, Philisppe Préaux, Claude Sébisch, Anne Solé, Michel Vanoosthuyse. Les années 1853-1857 sont essentiellement consacrées à leur activité de journalistes, essentiellement pour le New-York Daily Tribune. Les deux amis s'intéressent surtout pendant cette période à la diplomatie et à la politique extérieure, en particulier la guerre de Crimée, en espérant qu'elle amènera des bouleversements dont les révolutionnaires pourraient tirer profit. Ils étudient d'autre part les effets de la crise économique sur le régime impérial en France. En 1853, Marx écrit une série d'articles contre Palmerston dans The People's Paper, organe des chartistes. En 1854, Marx et Engels suivent attentivement les mouvements révolutionnaires qui se déroulent en Espagne. Marx et Engels collaborent également à cette époque à une encyclopédie américaine. Ce volume de la Correspondance est complété par des repères biographiques et chronologiques, un index des publications et un index des noms cités.


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Marx

Marx Karl, Engels Friedrich, La Sainte famille, ou Critique de la Critique critique. Contre bruno Bauer et consorts, Éditions sociales, Paris, 142 × 226 mm, 258 pages, ISBN :  2-20906-999-2 (actuellement épuisé, réimpression prévue pour les prochains mois)


L’humanisme réel n’a pas en Allemagne d’ennemi plus dangereux que le spiritualisme ou idéalisme spéculatif, qui, à la place de l’homme individuel réel met la « Conscience de soi » ou l’« Esprit » et enseigne avec l’Évangéliste : « C’est l’esprit qui vivifie tout, la chair n’est bonne à rien. » Il va de soi que cet esprit désincarné n’a d’esprit qu’en imagination. Ce que nous combattons dans la Critique de Bauer, c’est précisément la reproduction caricaturale de la spéculation. Elle est à nos yeux l’expression la plus achevée du principe germano-chrétien, qui joue sa dernière carte en métamorphosant « la Critique » elle-même en une puissance transcendante.
Notre exposé se réfère par priorité à l’Allgemeine Literatur-Zeitung (Gazette littéraire universelle) de Bruno Bauer  - dont nous avons eu sous les yeux les huit premiers fascicules –parce que la Critique de Bauer et par suite l’ineptie de la spéculation allemande en général y ont atteint leur apogée. La Critique critique (la Critique de la Literatur Zeitung) est d’autant plus instructive qu’elle achève ce renversement de la réalité auquel se livre la philosophie et aboutit à la plus suggestive des bouffonneries. Voir par exemple Faucher et Szeliga . La matière que nous offre la Literatur-Zeitung peut servir à éclairer même le grand public sur les illusions de la philosophie spéculative. Tel est le but de notre travail.
Notre exposé est naturellement fonction de son objet. En règle générale , la Critique critique se situe au-dessous du niveau déjà atteint par le développement de la théorie en Allemagne. La nature de notre sujet nous autorise donc à ne pas porter ici de jugement plus ample sur ce développement lui-même.
La Critique critique constitue donc, à nos yeux, l’avant-propos des travaux originaux où – chacun pour soi, bien entendu, - nous développerons notre point de vue et, par suite, montrerons où nous nous situons par rapport aux doctrines philosophiques et sociales modernes.

Paris, septembre 1844
F. ENGELS, K. MARX. (Préface)


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Marx

Marx Karl, Le Capital livre IV. Théories sur la plus-value, tome 1, Texte français établi par Gilbert Badia, Jean-Pierre Briand, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Brigitte Pätzold, Claude Ravel, Jean Tailleur, Liliane Volery., collection Bibliothèque du marxisme, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 512 pages, 14 €.
(en vente)


Le Capital Livre IV. Théories sur la plus-value, tome 1, Chapitres I à VII. Publié sous la responsabilité de Gilbert Badia. Texte français établi par Gilbert Badia, Jean-Pierre Briand, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Brigitte Pätzold, Claude Ravel, Jean Tailleur, Liliane Volery. Dans une lettre à Engels de 1865, Marx définit ainsi le Livre IV du Capital :[…] consacré à l'histoire et aux sources, [il] sera pour moi, relativement, la partie la plus facile." Dans une autre lettre de 1867, il écrit : "Le volume I embrasse la Procès de production du capital." Marx a rédigé l'ensemble des 3 volumes du Livre IV entre 1861 et 1863. A n'en pas douter certaines les analyses qu'il a produites dans ces ouvrages présentent un intérêt qui déborde largement l'économie politique au sens étroit du terme. Philosophes, sociologues et tous ceux qui s'occupent de sciences humaines y trouveront ample matière à réflexion.


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Marx

Marx Karl, Le Capital livre IV. Théories sur la plus-value, tome 2, Traduction sous la responsabilité de Gilbert Badia. Texte français établi par Gilbert Badia, Jean-Pierre Briand, Jean Chabbert, Luc Favre, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Claude Rave, Liliane Volery., collection Bibliothèque du marxisme, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 728 pages, 14 €.
ISBN :  2-209-05174-6 (en vente)


Le Capital Livre IV. Théories sur la plus-value, tome 2, Chapitres VIII à XVIII. Traduction sous la responsabilité de Gilbert Badia. Texte français établi par Gilbert Badia, Jean-Pierre Briand, Jean Chabbert, Luc Favre, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Claude Rave, Liliane Volery. Le volume 2 s'applique à comprendre et critiquer les thèses de Johan Karl Rodbertus (1805-1875), économiste propriétaire foncier, de David Ricardo (théorie de la rente, de la plus-value, du profit, de l'accumulation) et Adam Smith (théorie de la rente).


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Marx

Marx Karl, Le Capital livre IV. Théories sur la plus-value, tome 3, Traduction sous la responsabilité de Gilbert Badia. Texte français établi par Gilbert Badia, Jacques Bidet, Jean Chabbert, Luc Favre, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Catherine Métais-Bührendt, Jacques Poumet, Liliane Volery., collection Bibliothèque du marxisme, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 700 pages, 14 €.
ISBN :  2-209-05186-X (en vente)


Le Capital Livre IV. Théories sur la plus-value, tome 3, Chapitres XIX à XXIV. Traduction sous la responsabilité de Gilbert Badia. Texte français établi par Gilbert Badia, Jacques Bidet, Jean Chabbert, Luc Favre, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Catherine Métais-Bührendt, Jacques Poumet, Liliane Volery. Le dernier volume est une critique radicale des théories de Malthus (1766-1834). Il commente les travaux des économistes de l'école ricardienne (Torrens, James Mill, Thomas de Quincey, McCulloch, John Stuart Mill...). Les dernières annexes reviennent sur la critique de Prondhon.


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23.

Marx

Marx Karl, Manuscrits de 1861-1863, (Cahiers I à V) Contribution à la critique de l'économie politique, collection Bibliothèque du marxisme, Éditions sociales, Paris, janvier 1997, 135 × 215 mm, 396 pages, 14 €.
ISBN :  2-209-05324-2 (en vente)


Cet ouvrage a été publié pour la première fois en français par les Editions sociales en 1980, sous la responsabilité de Jean-Pierre Lefebvre. Texte français établi par Gilbert Badia, Étienne Balibar, Jean-François Cailleux, Michel Espagne, Luc Favre, François-Marie Gathelier, Marie-Odile Gathelier-Lauxerois, Françoise Joly, Jean-Baptiste Joly, Jean-Louis Lebrave, Jean-Pierre Lefebvre, Jean-Matthieu Luccioni, François Mathieu, Jean-Philippe Mathieu, Philippe Préaux, Régine Roques, Michel Werner, Françoise Willmann. Dans ces manuscrits qui constituent le chaînon manquant de la série des travaux économiques qui va des Grundrisse au livre premier du Capital, Marx expose, pour la première fois de façon développée, sa théorie de la survaleur ou plus-value.


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Marx Karl Lefebvre Jean-Pierre
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Michael

Michael Heinrich, Alix Bouffard, Alexandre Féron et Guillaume Fondu, Ce qu'est Le Capital de Marx, Le Capital après la Mega de Michael Heinrich
Les éditions française du Capital de Alix Bouffard, Alexandre Féron et Guillaume Fondu
, collection Les parallèles, les Éditions sociales, Paris, juin 2017, 125 × 190 mm, 152 pages, 11 €.
ISBN :  978-2-35367-034-5 (en librairie le 1er juin)


Le Capital, c’est à la fois un livre publié par Marx en 1867, il y a 150 ans, puis trois éditions en allemand, une en français, deux livres publiés par Engels, des milliers de pages de manuscrits, de projets et d’essais. Comment se repérer dans ce massif immense ? L’ensemble est maintenant accessible dans l’édition réalisée par la MEGA, publication intégrale des œuvres de Marx et d’Engels dans leur langue d’écriture.
Michael Heinrich présente les acquis essentiels de cette MEGA qui, en fixant les textes, permettent, si ce n’est de trancher, du moins d’éclairer la plupart des débats touchant à l’interprétation du projet marxien. Heinrich offre ici un instrument de travail sans précédent à tous les lecteurs de Marx.

Alix Bouffard, Alexandre Feron et Guillaume Fondu, qui préparent actuellement pour la Geme une anthologie des trois livres du Capital à paraître en 2018 – année du bicentenaire de la naissance de Marx –, reviennent sur l’histoire des différentes éditions et traductions de l’ouvrage de Marx en France. On pourra enfin se repérer dans les enjeux éditoriaux des différentes versions et traductions françaises.

Le texte de Michael Heinrich est traduit de l’allemand par Jean Quétier.

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Norbert

Norbert Elias, J'ai suivi mon propre chemin, Un parcours dans le siècle suivi de Respect et critique, traduit et présenté par Antony Burlaud, collection Les parallèles, Les éditions sociales, Paris, avril 2016, 125 × 190 mm, 128 pages, 10 €.
ISBN :  978-2-35367-022-2 (en librairie depuis le 8 avril 2016)


Le sociologue Norbert Elias (1897-1990) revient, ici, sur sa vie et sur la lente élaboration de son œuvre.
Pour ce théoricien de l’interdépendance, comprendre une trajectoire singulière exige d’éclairer l’époque, le tissu social, le réseau de contraintes, de « chaînes invisibles » et d’événements dans lequel elle est prise.
Dans le premier texte, Elias retrace avec simplicité son itinéraire. Il évoque sa formation, la montée du nazisme, l’expérience douloureuse de l’exil, le mûrissement progressif de sa pensée, sa découverte de l’Afrique, et la reconnaissance tardive dont il a fait l’objet, tout en ponctuant son récit de mises au point théoriques éclairant son travail.
Dans le second, il prend prétexte d’un hommage à son collègue Adorno pour préciser le sens de sa démarche intellectuelle et exposer sa propre conception du travail sociologique. Aux considérations sur l’humanisme, le marxisme, le rapport du chercheur aux « autorités » s’ajoute une réflexion inquiète sur le retour périodique de la violence dans l’histoire allemande.
Rassemblés, ces deux textes dessinent l’autoportrait d’un des plus grands sociologues du xxe siècle, dont l’œuvre est lue et commentée dans le monde entier.
Traduit de l'allemand par Antony Burlaud


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Burlaud Antony Elias Norbert
Les documents à consulter : La couverture du livre de Norbert Elias
26.
27.

Roger

Roger Martelli, L'archipel communiste, Une histoire électorale du PCF, Les Éditions sociales, Paris, janvier 2009, 148 × 236 mm, 276 pages, 20 €.
ISBN :  978-2-35367-002-4 (en vente)


Le PCF est, avec le PC italien, un des rares à avoir réussi son implantation électorale dans un grand pays occidental. À la Libération, il frôle des 30% des suffrages exprimés et, jusqu'au début des années quatre-vingt, il regroupera sur son nom entre un cinquième et un quart des votants, quel que soit le type d'élection. Au milieu des années quatre-vingt, il passe au-dessous de la barre des 10%, pour échouer sous celle des 2% à l'élection présidentielle de 2007.Les communistes ont eu longtemps une forte influence nationale, dominante à gauche de 1945 à 1978. Ils ont aussi su s'implanter sur le terrain local, mais de façon plus lacunaire, à tel point que l'on a pu dire que leur influence relevait plus de l'image de l'archipel que de celle du continent. Qu'est-ce qui permit au PCF son implantation en terre française ? Quelles furent les forces et les limites de son imprégnation ? Pourquoi a-t-il connu un inexorable déclin depuis trois décennies ? La place qu'il a « libérée » peut-elle être occupée ?Pour répondre à ces questions, le livre de Roger Martelli, historien spécialiste du communisme, observateur critique du champ électoral depuis trois décennies, multiplie les angles d'approche, national, régional ou local. Il s'inscrit dans un récit chronologique, ponctuées par des aperçus plus analytiques. Il s'appuie sur un vision synthétique sur le long terme, de 1920 à 2008, ainsi que sur un traitement original des données statistiques et géographiques qu'il réussit à présenter, et à illustrer par cartes, graphiques et tableaux, de façon lisible pour les citoyens, acteurs et observateurs de la démocratie élective, qui trouveront donc ici matière à réflexion.


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Martelli Roger
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Xavier

Xavier Vigna, Jean Vigreux, Serge Wolikow (sous la direction de), Le pain, la paix, la liberté, Expériences et territoires du Front populaire, collection Histoire, Les Éditions sociales, Paris, décembre 2006, 148 × 236 mm, 384 pages, 26 €.
ISBN :  978-2-35367-000-0 (en vente)


Publications et travaux sur l'histoire du Front populaire ne manque pas. L'inscription de l'événement dans la mémoire nationale en tant qu'épisode historique majeur est profonde et multiple. Et si le rapport entre cette histoire et cette mémoire a perdu de sa vivacité, on ne peut s'interdire, bien au contraire, de penser leur relation en cette occasion où la demande mémorielle ne pèse pas comme en d'autres temps sur l'offre historienne.C'est ce que veut faire ce livre.La référence à l'expérience y renvoie certes à la mémoire et à la visite récurrente de l'événement à la lumière des commémorations successives. Mais elle vise aussi l'importance de l'événement dans la trajectoire de ses acteurs : leur participation au Front populaire, de façon plus ou moins active, a façonné durablement leur politisation. Il a constitué un événement fondateur pour une génération de militants qui ont marqué le mouvement ouvrier et la gauche jusque dans les années 1970. C'est de ce point de vue que la dimension internationale du Front populaire apparaît comme un creuset, où exilés et émigrés participent d'une culture antifasciste qui devient la matrice d'un engagement politique durable prolongé dans les combats de la résistance et ceux de l'après-guerre.L'attention ici portée aux différentes dimensions du Front populaire, alliance politique, courant idéologique, mouvement social ou expérience gouvernementale est particulièrement fructueuse dans le cadre d'une réflexion attentive à la longue durée. S'il ne s'agit nullement de nier l'originalité du Front populaire comme événement, il est important cependant de l'inscrire dans l'histoire politique et sociale séculaire nationale et internationale, tant du point de vue de ses références idéologiques et institutionnelles que des pratiques politiques collectives et individuelles. En cela l'actualité du Front populaire garde tout son sens au moment où la gauche préoccupée de l'avenir revisite son histoire.


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Carrez Maurice Chambarlhac Vincent Chaput Marie-Claude Gacon Stéphane Hohl Thierry Jaisson Marie Langkau-Alex Ursula Machu Laure Manya Judith Météry Nicolas Monier Frédéric Mouriaux René Müller Bertrand Pinault Michel Poggioli Morgan Poirrier Philippe Ruscio Alain Tesnière Valérie Vergnon Gilles Vial Eric Vigna Xavier Vigreux Jean Wolikow Serge
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Yves

Yves Schwartz, Expérience et connaissance du travail, Nouvelle édition augmentée d'une postface de l'auteur, collection Les essentielles, Les Éditions sociales, Paris, janvier 2012, 138 × 245 mm, 920 pages, 50 €.
ISBN :  978-2-35367-007-9 (en vente)


Que sait-on aujourd'hui du travail des hommes ? Peu de choses encore, sera-t-on tenté de dire après avoir lu ce livre. La culture savante, jusque dans ses plus brillantes synthèses, n'apporte qu'une faible lumière sur cette expérience tout à la fois essentielle et banale.
Mais prendre connaissance du travail, comprendre son histoire, anticiper ses développements futurs – le travail va-t-il « disparaître» ?, etc. – ne demande-t-il pas, justement, que soient soumis à la critique quelques-uns des présupposés les mieux partagés de notre culture?
Le parcours d’investigation de cet ouvrage majeur, publié pour la première fois en 1988, conserve à cet égard la plus vive actualité : les formes planétaires du travail, si diversifiées, si prodigieusement évolutives, ne cessent de réalimenter nos interrogations sur cette étrange contrainte de produire dans laquelle l’humanité, depuis les temps les plus reculés, s’éprouve et s’invente. Dans quelles conditions la pensée conceptuelle, les gouvernances sociales du travail ont-elles chance de s’affronter à l’activité industrieuse sans en mutiler les réelles dimensions, sans s’aveugler à ses réserves d’alternatives, sans reproduire des crises multiformes ?
Cet ouvrage qui a été produit en cherchant à repenser les rapports entre les métiers intellectuels et les patrimoines en faible visibilité des mondes du travail apporte une contribution essentielle à ces questions cruciales.


Les auteurs (cliquez sur le nom pour d'autres informations) : — Schwartz Yves
Les documents à consulter : Couverture de l'édition 2012 du livre d'Yves Schwaz Table des matières de l'édition 2012 Postface de l'édition 2012 du livre d'Yves Schwartz La publicité du livre d'Yves Schwartz
Les documents à télécharger : Bibliographie d'Yves Schwartz Présentation argumentaire d'Expérience et connaissance du travail
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