Friedrich Engels, Karl Marx, et alii, Annales franco-allemandes

Friedrich Engels, Karl Marx et alii, Annales franco-allemandes, « Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2020, Isbn : 9782353670321, 360 p., 148×236 mm, 25 €, en librairie le 4 juin

À Paris, au début de l’année 1844, paraît la revue des Annales franco-allemandes. Cet unique numéro, dirigé par Karl Marx et Arnold Ruge, contient certains des textes les plus connus des jeunes Marx et Engels. Il cristallise aussi un projet politique et théorique collectif singulier, celui d’une partie des Jeunes hégéliens. Ces intellectuels allemands, disciples critiques de Hegel, cherchent à faire de la philosophie de ce dernier un instrument au service des luttes progressistes dans l’espace intellectuel et politique germanique.

Cette première édition et traduction française intégrale des Annales franco-allemande donne à lire dans des traductions et appareils critiques nouveaux les articles de Marx et d’Engels (« Esquisse d’une critique de l’économie politique », « Sur la question juive », l’Introduction de la Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel) ainsi que de tous les contributeurs du numéro (Mikhaïl Bakounine, Ferdinand Cölestin Bernays, Ludwig Feuerbach, Heinrich Heine, Georg Herwegh, Moses Hess, Johann Jacoby, Arnold Ruge).

Introduit par Pauline Clochec, ce volume présente dans toute leur complexité le tournant socialiste et communiste que Marx réalise à Paris ainsi qu’un moment historique décisif de l’histoire politique allemande et européenne.

Simon Lemoine, Découvrir Bourdieu

Lemoine Simon, Découvrir Bourdieu, « Les propédeutiques », Les Éditions sociales, Paris, Isbn : 9782353670574, 184 p., 110×175 mm, 10 €, Sortie le 5 mars
 
Quatorze textes expliqués et commentés par le philosophe Simon Lemoine permettant
d’aborder les concepts et la sociologie de Pierre Bourdieu.
 
Les concepts de Pierre Bourdieu font école tant et si bien qu’au-delà même de la sociologie critique, on les retrouve dans la littérature journalistique, dans les textes d’organisations, dans les discours politiques…
Le livre de Simon Lemoine, docteur en philosophie, professeur de lycée, veut éclairer pour un public non savant les articulations principales d’une pensée qui s’est vouée à la connaissance des mouvements de la société.
Comment les dominants dominent-ils ? La sociologie peut-elle servir à transformer les rapports de pouvoir, quelle est la puissance de la violence symbolique, qu’est-ce que l’habitus, la distinction, comment fonctionne la reproduction sociale ? Autant de questions qui animent ce « Découvrir » et en font une introduction essentielle à la sociologie de Bourdieu, et à la compréhension du présent.
 
Simon Lemoine sera présent :
– à la librairie L’escampette à Pau, le vendredi 28 février de 14h à 17h, il sera disponible pour parler de ses travaux et présenter « Découvrir Bourdieu ».
– lors des Journées Libertaires de Pau, le jeudi 27 février à 18h à l’UFR Lettres, pour évoquer les micro-violences.
–  à La Librairie des Halles à Niort, le samedi 18 avril à 11h, où il discutera avec Jérôme Lamy. ANNULE 

Friedrich Engels, Les Principes du communisme

Friedrich Engels, Les Principes du communisme
Les Éditions sociales, Paris, 2020 ; Isbn : 978-2-35367-066-6, 88 p., 102×175mm,  5 €
Sortie en librairie le 19 mars 2020.

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Friedrich Engels (28 novembre 1820), les Éditions sociales publient ce texte considéré comme le brouillon du Manifeste du parti communiste.

Dans ce volume figurent : une préface de Jean Quétier, le Projet de profession de foi communiste, Les Principes du communisme et la Contribution à l’histoire de la ligue des communistes.

 

Fernando Rosas, L’Art de durer. Le Fascisme au Portugal

Fernando Rosas, L’Art de durer. Le Fascisme au Portugal
Traduit du portugais par Clara Domingues, « Histoire », Les Éditions sociales, Paris, 2020 ; Isbn : 978-2-35367-033-8,  346 p., 148×236 mm,  22 €
Sortie en librairie le 6 février 2020.

Comment et pourquoi la dictature fasciste portugaise a-t-elle pu s’installer dans une république naissante au milieu des années 1920 et durer pendant près d’un demi-siècle alors qu’elle s’est écroulée dans l’allégresse quasi-générale de la révolution des Œillets en 1974 ?
C’est à cette question essentielle que s’applique Fernando Rosas, universitaire et homme politique, emprisonné pendant la dictature, l’un des fondateurs de la nouvelle histoire contemporaine portugaise. Son livre analyse et explique les décisions, les procédures et les institutions inventées par Salazar dans le processus de prise de pouvoir et montre comment il a su et pu conserver ce pouvoir, vaincre les oppositions, faire taire son propre camp, établir des équilibres pérennes, bâillonner son peuple en usant à l’intérieur d’une violence qu’on qualifierait aujourd’hui de « basse intensité ».
Cet Art de durer est une formidable introduction à l’histoire du Portugal et du même coup une réflexion très actuelle sur la capacité des formations autoritaires, hier certes mais aussi dans notre présent, à s’emparer et à garder le pouvoir.

Judith Butler, Deux lectures du jeune Marx

 
Butler Judith, Deux lectures du Jeune Marx, « Les irrégulières », Les Éditions sociales, Paris, 2019, Isbn : 9782353670604, 120 p., 110×175 mm, 10 €, sortie le 17 octobre
 
 
« La relation qu’entretient le corps humain avec la nature tout entière est essentielle pour le corps humain, tout comme la relation qu’entretient la nature avec le corps humain s’avère essentielle pour la nature. »
 
 
 
Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l’a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme « corps inorganique de l’homme » développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture.
Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l’ENS de la rue d’Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales œuvres de Judith Butler.
Dans la seconde partie de l’ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l’occasion de repenser la tâche de la philosophie comme « critique impitoyable » et sans cesse recommencée de l’ordre établi.
La traduction a été réalisée par Juan Sebastian Carbonell, Francis Haselden, Vincent Heimendinger et Marion Leclair.

Michael Heinrich, Karl Marx et la naissance de la société moderne

Heinrich Michael, Karl Marx et la naissance de la société moderne, tome 1, 1818-1841, « Les Éclairées », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670444, 560 p., 140×205 mm, 25 €, Sortie en librairie le 26 septembre 2019

À l’opposé de la plupart des biographes de Marx qui l’ont enfermé dans des schémas simplificateurs, Michael Heinrich montre que le travail de Marx n’existe que comme projet inachevé, qu’il consiste en une succession de débuts fascinants, d’accidents et de bifurcations. Cette démarche lui permet de brosser le portrait de Marx en homme moderne.
Ce premier tome d’une biographie intellectuelle essentielle s’attache aux années de jeunesse de Marx à Trèves, Bonn et Berlin, la phase la plus méconnue de sa vie. Cette période est pourtant riche d’événements et de moments importants de son cheminement intellectuel : son cadre familial, ses années de lycée, ses essais poétiques, sa confrontation avec la religion, sa thèse de philosophie, ses études de droit, sa critique de Hegel ou encore son amitié avec Bruno Bauer, dans la Prusse réactionnaire des années 1830.
 
Michael Heinrich, spécialiste en sciences politiques, participe au renouvellement de la lecture de Marx. Les traductrices et traducteurs de ce volume collaborent à la Grande Édition Marx et Engels.

Traduction coordonnée par Jean Quétier, Texte traduit de l’allemand par Victor Béguin, Alix Bouffard, Guillaume Fondu, Clément Fradin et Jean
Quétier.