Samuel Bamford, La Vie d’un radical anglais au temps de Peterloo

Bamford Samuel, La Vie d’un radical anglais au temps de Peterloo, traduit de l’anglais par Laurent Bury, « Histoire », Les Éditions sociales, Paris, 2019, Isbn : 9782353670352, 400 p., 148×236 mm, 25 €, Sortie en librairie le 20 juin 2019.
 

Manchester, 16 août 1819. Quelque 60 000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. À peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c’est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu’au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l’événement qui nous soit parvenu. Il raconte d’une plume alerte son engagement dans l’agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour des réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu’il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l’époque, mais aussi une foule d’anonymes des classes populaires.
Ces mémoires exceptionnels, publiés entre 1839 et 1842, « une lecture essentielle pour tout Anglais », selon l’historien E.P. Thompson, paraissent en français pour la première fois.

Traduction par Laurent Bury. Édition par Fabrice Bensimon, avec le concours de Robert Poole.

Friedrich Engels et Karl Marx, La Sainte Famille

Friedrich Engels et Marx Karl, La Sainte Famille, ou Critique de la critique critique, contre Bruno Bauer et consorts, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2019, Isbn : 9782353670550, 264 p., 148×236 mm, 20 €, Sortie en librairie le 2 mai 2019.

« Retournée à son point de départ, la Critique absolue a clos son cycle spéculatif et par là même le cycle de sa propre existence. Son mouvement ultérieur n’est que pur mouvement circulaire sur soi, bien au-dessus de tout intérêt de masse, et par conséquent sans le moins intérêt désormais pour la Masse. »

Marx et Engels se rencontrent en juillet 1844 et décident de rédiger un pamphlet contre leurs anciens amis jeunes-hégéliens pour en finir avec leur « vieille conscience philosophique ». C’est La Sainte Famille, ouvrage publié en février 1845.

Le point de vue critique qu’ils adoptent contre Bruno Bauer et les Jeunes hégéliens s’étend aussi à Eugène Sue, à Proudhon, et à d’autres figures de la modernité d’alors qui font l’objet d’une ironie acerbe et éclairée. Cet ouvrage constitue la première collaboration d’ampleur entre Marx et Engels, et donc une étape décisive de leur cheminement intellectuel commun. La Sainte Famille est un document exceptionnel sur l’état d’esprit de ces deux jeunes philosophes et publicistes qui affirment ici leur matérialisme et font leur premier pas vers le communisme.

Cette nouvelle édition est la réimpression du volume La Sainte Famille publié aux Éditions sociales en 1972.

Régis Ouvrier-Bonnaz, Pour lire Wallon sur l’orientation

Régis Ouvrier-Bonnaz, Pour lire Wallon sur l’orientation (avec une postface de Bernard Prot), coll. « Les propédeutiques », Les Éditions sociales, Paris, 2019, Isbn : 9782353670529, p., 16 €.
Sortie en librairie le 25 avril 2019.

Les débats sur l’orientation scolaire et professionnelle ne cessent de nous ramener à des choix industriels sans jamais se soucier d’un développement social répondant aux attentes des hommes et des femmes concernés. Pourtant dès les années 1930 et tout au long de sa vie, Henri Wallon s’est confronté en philosophe et en psychologue à ces questions en ouvrant des perspectives originales.

Régis Ouvrier-Bonnaz introduit à la compréhension d’une pensée foisonnante mais aujourd’hui méconnue en présentant une série de textes, pour la plupart inédits, où Henri Wallon aborde les questions liées au rapport entre culture générale et professionnelle, entre développement de la société et développement individuel. Il montre qu’Henri Wallon favorise ainsi le développement d’une orientation qui permette à chacun et chacune d’analyser la réalité sociale pour en faire sa propre expérience et organiser les ressources nécessaires à la construction de ses choix scolaires et professionnels.

Henri Wallon (1879-1962), philosophe, psychologue, fondateur de la psychologie du travail est l’inspirateur du fameux plan de réforme de l’enseignement et de l’éducation Langevin-Wallon en 1947 inspiré par le Conseil national de la Résistance.

Régis Ouvrier-Bonnaz est chercheur en psychologie du travail au Conservatoire national des Arts et des Métiers.

Bernard Prot, auteur de la postface, est spécialiste du travail et de l’orientation.

Karl Marx et Friedrich Engels, Correspondance t.1 et 2 (1835-1851)

Marx Karl et Engels Friedrich, Correspondance, tome 1 et 2 (1835-1851), avec une préface de jean Quétier, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670512, 1040 p., 148×236 mm, 40 €, Sortie en librairie le 7 mars 2019.

Un reprint des éditions de 1968 et 1969. Les deux premiers tomes de la correspondance, traduite et éditée par Gilbert Badia et Jean Mortier, sont rassemblés en un seul volume et préfacés par Jean Quétier.

Ces tomes indisponibles depuis plusieurs années reparaissent alors que se profile pour l’automne 2019 la parution du volume 13 (1875-1880). L’édition de cette correspondance avait été arrêtée à la fin des années 1980. Elle reprend donc.

Préface de Jean Quétier

 

Pour écouter l’émission consacrée à cet ouvrage :

Marx Karl, Manuscrits de 1857-1858, dits « Grundrisse »

Marx Karl, Manuscrits de 1857-1858, dits « Grundrisse », Réimpression photonumérique de l’édition Jean-Pierre Lefebvre aux Éditions sociales, « Les essentielles », Les Éditions sociales, Paris, 2011, Isbn : 9782353670062, 930 p., 148×236 mm, 40 €,  sortie le 15 octobre 2018.

Les manuscrits de 1857-1858, appelés couramment Grundrisse, sont un moment essentiel dans le long travail de préparation du Capital de Karl Marx.
Dès les années soixante du siècle dernier, le débat s’anima entre les tenants de Grundrisse encore englués dans les catégories hégéliennes et ceux pour qui ces manuscrits marquaient la première analyse du mouvement du mode de production capitaliste dans les termes de la propre dialectique de Marx.
Ces textes n’ont cessé d’inciter recherches et disputes, jusqu’à constituer pour certains le sommet du marxisme, le moment de l’union de la théorie et de la pratique…
L’introduction de Jean-Pierre Lefebvre, dont la traduction ici reproduite fut publiée en 1980 par les Éditions sociales, nous prévient du « caractère inclassable, du statut mixte, pluriel, ou, comme dirait Marx, multilatéral » des manuscrits écrits en 1857 et 1858. Le foisonnement de la pensée explique, sans nul doute, l’intérêt que continue de recevoir cette ouvrage.

Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel, « Geme », Les Éditions sociales, Paris, 2018, Isbn : 9782353670307, 348 p., 148×236 mm, 18 €, Sortie en librairie le 20 septembre 2018

Alors qu’il séjourne entre mai et octobre 1843 dans la petite ville de Kreuznach, Marx s’attèle à l’élaboration d’une critique de la philosophie du droit de Hegel, dont la pensée constitue alors l’horizon philosophique des jeunes penseurs critiques allemands. Ce travail prend la forme d’un commentaire ligne à ligne des paragraphes 261 à 313 des Principes de la philosophie du droit consacrés à la constitution interne de l’État.

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